Mon roman: "Côté face"

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Mon roman: "Côté face"

Message par reveanne le Jeu 19 Aoû 2010, 01:32

Me voilà de retour avec un nouveau roman. Cela fait presque 6 mois que je cherche un éditeur sans succès. J'aimerais avoir vos avis pour savoir ce qui cloche, pour savoir si c'est si mauvais que ça... bbb


Titre : Côté face

Catégorie : Romance pour ados/jeune adulte (voui, je sais vu comme ça cela ne fait pas du tout envie. bbb )

genre : méchant, qui secoue dans tout les sens, saute d'un pont et vous laisse tout seul avec des souvenirs (je sais, ce n'est pas un genre traditionnel...)

A propos du texte :
- 49 chapitres,
- 108 370 mots,
- Texte refusé par 10 éditeurs et un onzième n'a même pas jugé bon de répondre.

Résumé:
J'étais en retard et si ce n'avait pas été le cas jamais je n'aurais pris ce tram et jamais je ne l'aurais rencontré. Pour mon propre bien, cela aurait sans doute été mieux ... Mais je n'ai que faire de mon propre bien.


De quoi ça cause :
Ca parle d'une fille de dix-sept ans qui vit à Montpellier dans le sud de la France. Un matin elle croise un type dans le tram. Cette rencontre va bouleverser sa vie en réveillant une part d'elle-même insoupçonné.
Une romance fantastique qui va vous emmener sur les côtés obscures de l'esprit humain, là où le passé et le présent s'entremêlent et vous emportent vers les rives de la folie.
Un univers assez sombre, amer. Ici ni vampire végétarien en Volvo argenté, ni gentil chevalier sur un blanc destrier... Des humains, rien que des humains. Un monde en blanc, noir, rouge sang, rouge braise... Un monde où on se souvient d'une autre vie, où les cauchemars survivent sans vieillir, sans mourir...



Dernière édition par reveanne le Lun 02 Mai 2011, 19:43, édité 2 fois
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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par reveanne le Jeu 19 Aoû 2010, 01:36

1- Rencontre
Lundi 2 Avril.
Montpellier.

J’étais en retard.
Ce qui était vrai il y avait plus d’un quart d’heure n’avait pas perdu de sa véracité. Pour tout dire, le problème n’avait cessé d’empirer car, en un quart d’heure, ma situation en était toujours au même point.
Le point mort.
Et pourtant j’avais déjà retourné la moitié de la maison en clopinant. Chaussure gauche au pied, la droite je ne savais pas encore où mais je comptais bien le découvrir. Cette saleté de chien et sa passion pour mes Converses avait visiblement jugé fort à propos d’emmener ma chaussure droite je ne sais où pour y faire je ne sais quoi.
« Tu vas être en retard au lycée! »
Oui papa, je sais, mais jusqu’à hier soir j’avais deux chaussures et je tenais particulièrement à ce que ce fût encore d’actualité. Avoir une chaussure à chaque pied, si possible identique, n’était pas selon mes critères le comble du luxe et du superflu. J’allais faire du pâté de chien. Enfin pas tout de suite, là j’avais trop besoin de trouver cette satanée chaussure et j’étais trop en retard pour sortir couteau, hachoir et terrine.
« Mets une autre paire ! »
Non maman, j’ai besoin de mes Converses, ce sont les seules qui aillent avec ce slim et ce chemisier.
Je veux ma chaussure !
Je grognai intérieurement. Huuuuuum, le bon pâté de chien que j’allais faire ce soir…
D’ailleurs où était ce foutu cabot ? J’aurais peut-être dû commencer par ça. Fonçant dans la cuisine, j’y retrouvai mon frère.
« Où est ton monstre ? »
Le nez dans son bol, l’air un peu crispé, il ne releva pas la tête. Quelque chose dans son attitude me renseigna immédiatement quant à la question que je venais de poser (Neuf années, la moitié d’une vie, de cohabitation permettaient de comprendre certaines choses sans qu’elles fussent dites). Il n’avait pas le droit de faire entrer son sale cabot dans sa chambre.
Je gravis les dix-huit marches qui séparaient le rez-de-chaussée de l’étage et me précipitai dans la chambre de mon frère. Le chaos qui y régnait me confirma la présence de mon ennemi dans les parages. Ennemi que je n’aurais sans doute pas l’occasion de transformer en pâté, maman en ferait du ragoût quand elle découvrirait le chantier. Un oreiller gisait éventré. Paix à son âme. Il devait avoir terriblement souffert. Ses plumes s’étalaient autour du lit.
La literie émettait des craquements louches. À quatre pattes, fesses en l’air et nez au raz de la moquette (pose éminemment glamour et sexy) je glissai un regard entre le sommier et le sol. Je me retrouvai nez à truffe avec mon voleur de Converse. La langue pendante il me regardait avec des yeux de merlan trisomique. Il avait une haleine de croquette nauséabonde… Ou alors cette abominable odeur venait-elle de la population de chaussettes orphelines qui devaient pourrir là depuis des semaines ?
Il me fallut presque une minute entière pour repérer mon bien, mélangé aux chaussettes puantes, luisant de bave et visiblement mâchouillé.
Haaaaaaaa ! Je vais te faire la peau sac à puces, parce que même finir en pâté ou en ragoût c’est trop beau pour toi.
Je récupérai ma chaussure sous l’œil stupide du clebs de mon frère.
Beurk.
« M’man, ce *dame de joie* de clébard a bouffé ma Converse ! » hurlai-je à travers la maison.
« Tu l’aurais rangée ça ne serait pas arrivé ! Et ne dis pas de gros mots.»
Merci maman pour ce soutien face à l’adversité.
« M’man ! L’avorton a laissé son corniaud entrer dans sa chambre et il a déchiqueté un oreiller ! »
Je ne m’appesantis pas sur la réaction qu’eut ma mère à propos du terme « avorton » pour désigner mon frère et me précipitai vers la salle de bain. Je passai ma chaussure sous l’eau pour enlever la bave. La semelle avait salement morflé et était percée. À la moindre pluie j’allais avoir le pied au frais. Ayant déjà dépensé mon argent de poche du mois et n’ayant pas encore reçu ma paye de baby-sitter il allait falloir que je fasse avec.
Tout proche, j’entendis ma mère crier le nom de mon frère. Visiblement, elle était dans sa chambre et avait découvert le carnage.
J’enfilai la chaussure trempée et traversai la maison dans un bruit de succion mouillé venant de ma semelle. Dans le placard de l’entrée j’attrapai ma veste et mon keffieh. J’enfilai l’un et enroulai l’autre autour de mon cou. Je passai ma sacoche par dessus mon épaule, émettant quelques protestations de rigueur contre le poids du savoir.
« A ce soir ! »
Personne ne me répondit.
J’entendais le bourdonnement furieux de la voix de ma mère à l’étage. Papa était sans doute à son cabinet, et moi j’aurais déjà dû être au lycée. Mon cours de Philo commençait dans moins de dix minutes et il m’en fallait vingt pour y aller. La CPE allait m’adorer quand je lui expliquerais que j’étais en retard car le chien de mon frère avait planqué ma chaussure.
Super crédible.
Je sortis. L’aile de la maison qui servait de cabinet à mon père était éclairée. Par la fenêtre je pouvais voir plusieurs silhouettes se découper dans la lumière de la salle d’attente. Grippe, gastro-entérite, bronchite… c’était la saison des épidémies et le cabinet ne désemplissait pas.
J’hésitais à courir. Quelle différence y aurait-il entre avoir dix minutes de retard et en avoir quinze ? L’état de ma semelle de chaussure m’inquiétant bien plus que les décibels dont était capable la CPE, je descendis la rue à vitesse modérée. Je traversai la rue adjacente puis remontai la suivante jusqu’à l’arrêt de tram. Je n’eus pas à attendre longtemps, à peine le pied posé sur le quai que le tramway bleu au dessin blanc d’hirondelle était déjà là. A cette heure, il y en avait un toutes les trois minutes.
A bord je passai ma sacoche devant le boîtier de compostage. Il détecta ma carte magnétique. Je regardai autour de moi. Le tram n’était pas aussi bondé qu’à l’heure où je le prenais d’habitude. Je devais être la seule lycéenne. Grâce à un coup d’œil expérimenté je repérai la seule place assise libre de la rame et m’y précipitai presque. Je n’aimais pas voyager debout, même pour les dix malheureuses minutes de trajet qui m’attendaient.
La place était à côté d’une vitre. Je bloquai ma sacoche entre la paroi et ma jambe. Je sortis mon iPod, enfonçai les écouteurs dans mes oreilles et déclenchai la musique là où elle s’était arrêtée la dernière fois. Une stupidité à la mode remplit mon champ de perception.
Deux arrêts passèrent et la rame se vida légèrement. La place à côté de moi se libéra.
La disparition graduelle de ma musique me rappela une triste réalité. J’avais omis de charger l’engin. J’allais être sous peu condamnée au bruit ambiant. Lancinant, envahissant, désagréable.
Un troisième arrêt provoqua un mouvement d’allées et venues entre anciens et nouveaux voyageurs. Plus que deux arrêts.
J’avais froid au pied droit. Ma chaussette s’était imbibée d’eau. La musique disparut. Me laissant seule et solitaire. Je soupirai d’agacement. Je lançai un regard circulaire autour de moi.
Je le remarquai seulement à ce moment-là. Proche et loin à la fois.
Il me regardait.
Il me souriait.
Je fus complètement hypnotisée, incapable de bouger, de respirer, de penser. Grand Dieu, quel regard. C’était… Waow. (L’étendue de mon vocabulaire venait de prendre du plomb dans l’aile, fusillée par ce regard.)
C’était MOI qu’il regardait.
C’était à MOI qu’il souriait.
C’était la première fois qu’on me regardait ainsi. Comme si… Comme si j’existais pour la première fois, seule au monde, unique, inespérée. Mon cœur s’emballa. Ma respiration s’accéléra. Mon imagination débridée prit le pouvoir sur ma raison et partit au galop sur les rives de mes fantasmes, à la frontière de ma libido. Bravement je lui rendis son sourire. Machinalement je remis une de mes mèches de cheveux en place.
Sur ma tête, mes doigts détectèrent quelque chose qui n’était pas mes cheveux. Je retirai vivement ce truc.
Une plume.
Une plume de l’oreiller. Ma raison se remit en marche. Je m’étais penchée au bord du lit mais j’avais complètement oublié de…
Je secouai vivement ma tête et mes cheveux. Une myriade de petites plumes blanches tombèrent sur le sol.
En fait, ce n’était pas moi qu’il regardait mais mes cheveux. Je devais ressembler à un nid d’oiseau.
Je sentais son regard sur moi. Il ne m’avait pas quittée un instant des yeux. Profondément mortifiée je remarquai que le tram ralentissait pour s’arrêter à un nouvel arrêt. Je me levai en fixant mes pieds, pas envie de croiser son regard dont je n’avais pas compris la signification moqueuse. Je ramassai ma sacoche et descendis.
Ce n’était pas le bon arrêt, pas grave je finirais à pieds. Je sécherais l’heure de philo.
Levant les yeux vers la rame qui s’éloignait, je le vis. Il s’était déplacé pour continuer à me regarder par la dernière fenêtre.
J’avais cru...
La blessure de mon amour propre était terrible et douloureuse.

********

Aujourd’hui, dans le tram, le plus beau garçon du monde me regarde avec insistance, sourire aux lèvres. Toute contente je lui souris aussi, jusqu’à ce que je me rende compte que j’ai des plumes dans les cheveux et que j’ai l’air d’un nid d’oiseau. VDM

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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par reveanne le Jeu 19 Aoû 2010, 01:39

2 - Photo.
Mardi 3 avril.
Montpellier.
J’étais en avance !
Et ce qui était vrai il y a un quart d’heure avait pris soigneusement de l’ampleur depuis. Papa n’avait même pas fini d’avaler son café que j’étais déjà prête. Le regard dans le vague, la barbe de la veille noircissant son menton, tasse en main, il écoutait France Info. Il ne me prêta pas la moindre parcelle de sa précieuse attention. Sans doute que pour avoir l’immense honneur de l’intéresser il aurait fallu que je me fasse écraser par un bus. Mais, bon, dans la cuisine le risque était minime.
Je m’assis face à lui. Mes fiches d’allemand posées sur la table, je pris une clémentine dans la corbeille de fruits qui se trouvait entre moi et mon géniteur. Mes yeux parcoururent un instant les subtilités du passif personnel et impersonnel. Mes doigts détachèrent machinalement l’écorce du fruit, petit bout par petit bout, sans souci d’efficacité.
« Tu vas nous coûter une fortune en clémentines. »
Je relevai le nez de mes notes. Mon père m’observait. Pourtant aucun bus n’avait traversé le mur.
Oui papa, et aussi en gomme, mouchoir, ou tout autre objet que l’on pouvait détruire petit bout par petit bout. Quand j’étais nerveuse ou que je voulais me concentrer mes doigts avaient la mauvaise habitude de réduire en miettes ce qui passait à leur portée. Finalement, je posai la clémentine sur la table, au milieu des morceaux de son écorce. Je n’avais pas faim et ne savais plus quoi faire de ce fruit. Mes yeux retombèrent sur mes fiches.
Blablabla.
Bon, j’avais beau les regarder je n’y comprenais rien de rien. Reprenant la clémentine j’entrepris de retirer tous les fils blancs qui l’entouraient. Ceci fait je séparai les quartiers pour enlever les derniers fils.
« Quelque chose ne va pas ? »
Je n’avais pas entendu ma mère entrer. Sans un mot je me levai, ramassai les débris de ma clémentine et les jetai à la poubelle en même temps que les quartiers. Je pris mes fiches et sortis de la cuisine. J’entendis ma mère protester dans mon dos.
« Mais quelle mouche l’a piquée ? »
Mais oui maman, une mouche m’avait piquée, pas la peine d’essayer de savoir laquelle, moi-même je n’en savais rien. C’était arrivé ce matin, vers cinq heures.
Dans le couloir je trébuchai sur le chien de mon frère. Finalement je n’en avais pas fait du pâté, mais ce n’était que partie remise. Un jour où mon frère ne se méfierait pas, ce sale clébard disparaîtrait de la surface de la Terre. Mon frère pleurerait mais, bon, il s’en remettrait.
Le chien grogna et se sauva dans la cuisine. Il y eut un bruit de verre brisé. J’entendis ma mère protester contre la gent canine propriété de son fils.
Je récupérai mes chaussures dans le placard de l’entrée et les emportai dans le salon. Le chien débarqua à toute vitesse. Certains chiens aimaient leur maître, d’autres la nourriture mais le clébard de mon frère, lui, aimait passionnément mes Converses. Il me suivit, me tourna autour des jambes, essaya d’attraper l’objet de sa convoitise. Je dus l’attraper par son collier pour le flanquer dans le couloir afin de pouvoir mettre mes chaussures à mes pieds.
L’animal ne cessa pas un instant de couiner de l’autre côté de la porte.
Une fois chaussée, je retournai dans l’entrée et rangeai mes chaussons. Le cabot vicieux parvint à me faire tomber en attrapant mes lacets.
« M’MANNNNNNNNNNNNNNNN ! J’vais le tuer ce clebs ! »
Ma mère attrapa le monstre qui s’acharnait sur mes pieds et le traîna dans le jardin.
Je me relevai péniblement en cherchant mentalement quelques tortures à infliger à ce clébard. Je le détestais et, ce, depuis le premier jour où je l’avais vu. Cela remontait à bien avant l’arrivée des Converses dans le placard. Je jetai un coup d’œil à ma montre. Encore vingt bonnes minutes à attendre avant de partir pour le lycée. J’allais mollement à la salle de bain vérifier la tête que j’avais. Bon, en un quart d’heure, ce ne devait pas avoir beaucoup changé mais je n’avais rien de mieux à faire et la mésaventure de la veille me rendait nerveuse. Je ne tenais pas à m’humilier publiquement une nouvelle fois.
Enfin pas seulement.
J’avais fait un rêve. Un rêve dont je n’arrivais pas à me souvenir. D’ailleurs vu l’impression que j’en gardais, ce n’était même pas un rêve mais un cauchemar. C’était ce qui m’avait réveillée bien avant l’heure. Je ne gardais aucune trace consciente de ce qui m’était passé par la tête, juste la vague impression que ça avait un rapport quelconque avec la rencontre du tram.
Dix minutes d’errements dans la maison me prouvèrent une chose importante, je ne tenais pas en place. Excédée, je finis par prendre ma veste et ma sacoche.
« J’y vais ! »
Ma mère me répondit quelque chose. Elle était à l’étage. Je ne compris pas sa phrase. Mon père ne répondit pas, pourtant je savais qu’il était là. Peu importait.
Il faisait froid dehors. En avril ne te découvre pas d’un fil. Le ciel s’éclaircissait doucement. Comme tous les jours je descendis la rue d’un pas mou. J’étais toute seule. C’était sans doute souvent le cas mais, là, j’eus une étrange sensation. Peut-être une réminiscence de mon cauchemar. Peu à peu mon pas s’accéléra. Ce n’était pourtant pas utile, j’étais déjà suffisamment en avance comme ça.
Pour tromper mon stress, je sortis mon lecteur de ma poche. Ecouteurs dans les oreilles je traversai une rue. J’y croisai plusieurs voitures et quelques piétons. Je me dirigeai vers mon arrêt de tram.
Le tramway passa devant moi. J’en scrutai les fenêtres éclairées. Il était plein. Impossible de reconnaître qui que ce soit. Le tram ralentit et s’arrêta au bout de la rue.
Pas la peine de courir, le suivant passerait dans quelques minutes.
Instinctivement j’accélérai tout de même le pas et plissai les yeux pour voir les passagers. Je n’étais pas idiote, je savais pertinemment ce que, ou plutôt qui, je cherchais. Mon réel souci n’était pas là. Mon souci était de savoir pourquoi je le cherchais.
La veille j’avais pris plusieurs fois le tramway avec à peine une petite appréhension la première fois. En fait, je n’avais même pas pensé à l’incident quand j’avais pris le tram pour rentrer après le baby-sitting vers vingt et une heures. Mon caractère me poussait habituellement à aller de l’avant. Je n’étais pas du genre à ressasser interminablement les aléas désagréables de la vie. Je ne me posais jamais beaucoup de questions. Pourquoi-ci ? Pourquoi-ça ? Ce n’était pas mon genre. Je passais à autre chose, un point, c’est tout.
Alors pourquoi cette anxiété à présent ? Parce que c’était le matin ? Il y avait pourtant assez peu de risques, ou de chances, que je le croise, là, maintenant, presque une heure avant celle où je l’avais rencontré la veille. En général, les gens prenaient le tram toujours à la même heure. Moi comme les autres. Si le brave toutou de mon frère ne m’avait pas volé ma chaussure, hier, je n’aurais jamais pris ce tram, je n’aurais pas eu des plumes dans les cheveux et il ne m’aurait jamais regardée.
J’arrivai à l’arrêt. J’étais seule. Un écran indiquait l’arrivée du prochain tramway trois minutes plus tard. Dans la rue, quelques silhouettes s’approchaient. Je ne les reconnaissais pas, ce n’était pas mon heure, ce n’était pas la sienne. Ce n’était pas son arrêt ou peut-être si. En fait je ne me souvenais pas s’il était déjà dans le tram quand j’y étais montée ou s’il était monté ensuite.
Bref ce matin, j’étais obnubilée par ce garçon alors que, hier soir, je n’y pensais plus. C’était désagréable. Je n’aimais pas ça du tout.
Le tramway approcha. Nous étions cinq sur le quai. Il ralentit. Je regardai fixement les fenêtres. Il était plein. Trop de silhouettes pour pouvoir facilement en distinguer une en particulier. Le tram s’immobilisa. Aucun voyageur ne sortit.
Mon regard passa d’une fenêtre à l’autre tandis que je me dirigeais vers la porte la plus proche. J’appuyai sur le bouton d’ouverture.
Tout au fond de ma tête quelque chose se passa et me glaça le sang.
Ce qui avait changé depuis hier soir ?
La nuit.
Le cauchemar.
Cela avait à voir avec ce cauchemar dont je ne me souvenais pas.
Un sentiment d’horreur m’envahit. Je restai incapable de monter dans le wagon. Pire je fis un pas en arrière. Mon cœur me faisait mal, ma respiration était difficile. Je déglutis difficilement.
La porte se referma. Le tramway repartit. Les fenêtres défilèrent devant mes yeux sans que je puisse voir s’il était là ou pas. Je me retrouvais seule, encore, en proie à une étrange fébrilité. Je ne me souvenais pas de mon cauchemar et n’avais aucune raison réelle et consciente d’éprouver de l’anxiété. Il fallait que je me calme. Aller de l’avant. Je m’assis sur le banc.
Sur l’autre voie, un tram passa en chuintant. Je m’efforçai à ne pas le regarder et y parvins sans trop de difficultés (mais non sans tremblements).
Plusieurs personnes me rejoignirent. Un nouveau tram s’approcha de mon arrêt. Je me levai, bien décidée à y monter. Il s’immobilisa. Cette fois pas question ni de le chercher ni de reculer. Bilan, je montai dans le tramway en regardant le bout de mes Converses. La borne bipa à l’approche de ma carte magnétique. J’avançai pour libérer le passage.
Le tram repartit.
Je restai plantée debout comme une idiote, le regard collé au bout de mes chaussures.
Un premier arrêt provoqua un mouvement autour de moi.
Un deuxième en fit tout autant.
Je me détendais et commençais à relever les yeux. Je me rendis compte seulement à ce moment-là que j’étais exactement debout devant la place où je m’étais assise la veille. Mon regard remonta le long de la paroi, entre les sièges, se dirigeant vers la fenêtre. Le paysage devait sincèrement être plus intéressant que mes Converses. Mes yeux n’allèrent pas jusque là. Ils s’arrêtèrent sur une photo.
Elle était scotchée juste sous la vitre.
Sur la photo, une fille assise dans le tram.
Une fille avec des plumes dans les cheveux.
MOI !
Sur l’instant mon esprit se vida de tout ce qui ne lui était pas utile. Je me retrouvai seule avec cette photo.
Moi...
Qui… Qui avait pu la prendre et la mettre là ?
Sans que j’aie pleinement conscience du mouvement que je fis, je tendis le bras et la photo se trouva dans mes mains.
Qui ? Comme si je ne le savais pas.
Mon esprit s’embrouilla. Mon cœur se crispa sous l’effet d’une violente angoisse. Je tournai plusieurs fois sur moi-même en dévisageant les autres passagers tout en étant incapable de les voir réellement. Je tremblais.
Pourquoi ?
Instinctivement je retournai la photo comme si la réponse allait être écrite au verso. Je mis un certain temps à remarquer qu’effectivement il y avait quelque chose d’écrit. Compulsivement, je tournai la photo dans tous les sens pour pouvoir lire l’inscription.

Rendez-vous, l’Oeuf, 12h30

Mon cœur hésita entre s’arrêter et exploser.
Il ne fit ni l’un ni l’autre, je continuai à vivre.
Mon esprit se mit à délirer.
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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par reveanne le Jeu 19 Aoû 2010, 01:41

3 - Regrets

Mercredi 4 avril.
Montpellier.
Il était tard.
Chaque minute qui passait aggravait la situation. Les chiffres rouges et lumineux de mon réveil me tenaient compagnie depuis de très longues heures. Mon iPod, quant à lui, m’avait laissée tomber depuis longtemps et comme mon frère m’avait emprunté sans autorisation préalable mon chargeur, j’étais condamnée au silence. Enfin, non, pas au silence, même pas, j’entendais le ronflement régulier de mon père. Comment ma mère pouvait-elle dormir à côté de lui ?
3H43
Pas la moindre cellule de mon corps n’avait sommeil. Rester allongée s’était transformé peu à peu en torture. Avoir chaud, avoir froid. Se tourner et se retourner. Taper et retaper l’oreiller. Rien n’y faisait, il me semblait que j’avais du sable sous les paupières et du deux cent vingt volts sous la peau. J’étais incapable de fermer les yeux, de rester immobile et de m’endormir.
Inlassablement je repassais les événements de la journée dans ma tête. Jusqu’à la migraine. La découverte de la photo et du rendez-vous avait été un choc. La découverte qu’il y en avait eu une dans chaque tramway, même si c’était logique, en avait été un autre, surtout quand d’autres élèves vous reconnaissaient et vous en faisaient la remarque. Cela m’avait même valu quelques coups de téléphone paniqués de la part d’amis qui venaient de trouver cette maudite photo.
Ma journée s’était ensuite déroulée dans une ambiance particulièrement paranoïaque. J’avais été conseillée, entourée, accompagnée, surveillée. On m’avait raconté toutes ces choses horribles que j’avais lues moi aussi dans les journaux. Ces histoires de filles attirées par le chant d’un Don-Juan virtuel et qui s’étaient en fin de compte trouvées aux mains d’un dangereux pervers. Tout le monde avait eu un avis à me donner et, finalement, je n’avais pas eu une minute pour penser à ce rendez-vous, à ce que j’aurais fait, à ce que j’aurais eu envie de faire.
J’enrageais non pas de ne pas être allée au rendez-vous mais parce que ce n’était pas moi qui en avait décidé ainsi. Je n’étais pas folle. Certes j’étais impulsive mais pas suicidaire. Ce n’était pas mon genre de me jeter dans les bras d’un inconnu croisé dans le tram… Ou peut-être que si. L’Œuf était un endroit au centre de la place la plus passante de la ville. Le risque qu’il me viole et m’égorge là, devant tout le monde, était minime.
J’aurais aimé savoir.
Quelle importance maintenant ? L’heure de ce rendez-vous était passée depuis presque seize heures. Je ne pouvais plus rien y faire. Je ne saurais jamais ce que j’aurais fait si on m’avait laissé le choix.
4H00
Excédée, la tête douloureuse, je jetai l’éponge et me levai.
J’allumai la lumière, me brûlant les rétines au passage. Je sortis un vieux pull informe de mon armoire et l’enfilai par dessus mon pyjama. Il me fallut deux bonnes minutes pour retrouver mes chaussons. Il fallait dire que cela faisait une semaine que j’innovais dans le rangement de ma chambre, innovation qui consistait en réalité à ne rien ranger du tout. J’enjambai avec adresse plusieurs piles de livres. Si elles s’effondraient la circulation entre mon lit, mon bureau et la porte serait irrémédiablement compromise. J’atteignis le couloir sans encombre. J’hésitai à allumer. Je n’avais pas envie de réveiller toute la maisonnée. Je connaissais le couloir depuis presque dix-huit ans et il était fort peu probable que quelque chose y traîne, ma mère était bien trop maniaque pour que ça arrive. C’est donc à tâtons que je me dirigeai vers l’escalier.
BLAM !
J’atterris lourdement sur le parquet dans un bruit de troisième guerre mondiale. Mon désir de discrétion s’était envolé en même temps que j’avais mis le pied droit sur le chien de mon frère. Le monstre traînait par terre devant la porte de la chambre de son propriétaire. Je haïssais ce chien, qu’est-ce que je le haïssais.
Endolorie, je mis du temps à me redresser. La lumière du couloir s’alluma. Papa s’était levé. Il me regardait.
« Ça va ? »
Je pris quelques secondes pour faire le contrôle standard de mes os et articulations. Le chien de mon frère me regardait avec ses yeux de merlan trisomique. J’eus l’envie impérieuse de lui filer un coup de pied. Je résistai, mon père me regardait toujours, légèrement inquiet. Finalement je répondis à sa question.
« Ça va. »
Enfin aussi bien que quelqu’un qui vient de se vautrer par terre, qui a les nerfs en pelote et n’a pas dormi depuis près de vingt-quatre heures. Papa me scruta des pieds à la tête, il n’avait absolument pas l’air convaincu par ce que je venais de dire. Il était très perspicace, comme s’il m’avait faite et élevée pendant presque dix-huit ans… ce qui était le cas.
« Il est quatre heures du matin. Qu’est-ce que tu fais debout ? »
Bonne question ! Merci de me l’avoir posée.
« Tu n’as pas l’habitude de te promener la nuit. »
Oui papa, tout juste. Il continuait à me regarder. Vite, une réponse.
« J’ai mal à la tête, j’arrive pas à dormir. »
Haaaaaaaaaaaaa boulette ! Je regrettais déjà mes paroles. Dire à un médecin qu’on était malade conduisait immanquablement à ce qu’il vous soigne, pas à ce qu’il vous laisse tranquille. Et mon père était médecin. Lui dire que j’avais mal quelque part n’était pas du tout une bonne idée pour me débarrasser de lui.
« Viens, je vais te donner quelque chose. »
Bingo !
Papa alla à la salle de bain. Il en ressortit presque aussitôt, un tube de comprimés dans la main. Il se dirigea vers l’escalier, s’y engagea et disparut au rez-de-chaussée. Je me levai et le suivis, direction la cuisine.
Arrivée à l’escalier, le monstre me coupa la priorité. Je trébuchai et basculai dans le vide.
.
.
.
.
Retour à l’immobilité. Le visage de mon père était au-dessus du mien. Il avait une expression étrange. Il me parlait. Je ne comprenais rien. J’avais mal. Ma vue se brouilla. La lumière disparut. Seule la douleur resta, immuable, emplissant la totalité de mon champ de perception. Un temps imperceptible s’écoula. Quelques secondes ou une éternité ? J’étais parfaitement incapable de faire la différence.
Une voix brisa ma tranquillité douloureuse. Je ne comprenais pas un traître mot de ce que cette voix disait, malgré cela elle m’apportait un très grand calme. J’aimais cette voix, je la connaissais mais j’étais incapable de dire qui me parlait. Cela venait de très loin du fond de ma mémoire. C’était un homme.
L’obscurité se brisa. Je me retrouvai plongé dans un kaléidoscope d’images, de bruits, de sentiments et se sensations. Tout se succédait à une vitesse vertigineuse. Sans liens. Sans logique.

Un Papillon de tourmaline. UN CHIEN. Une main dans la mienne. Un anniversaire. PAPA. UNE ROBE BLEU CLAIR. Une sombre allée de chênes séculaires. Une école. MAMAN. Une pièce de théâtre. La nuit. Une petite fleur des champs. UN COSAQUE. Des flocons de neige. BERLIN. Des bras autour de moi. Une silhouette dans le lointain. LA PEUR. UN REGARD. Un visage. Une voix. LA COLERE. Le sang.
Et des regrets.


Un immense sentiment de solitude m’écrasa et me fit suffoquer. Je me réveillai en sursaut. Ma tête était horriblement douloureuse. J’avais du mal à respirer. J’ignorai où j’étais. Je n’avais pas le moindre souvenir de ce qui venait de se passer. Des gens s’agitaient autour de moi. Un visage entra dans mon champ de vision. Il avait un air étrange. Sa peau olivâtre, les traits de son visage, sa coiffure… De quelle partie du monde venait-il ? Visiblement il était soulagé de me voir ouvrir les yeux. Qui était-il ?
« Ça va aller, nous sommes à l’hôpital, » me dit-il d’un ton familier qui se voulait rassurant.
Il me fallut un peu de temps pour comprendre. Pourquoi cet homme m’avait-il parlé en français ? Soudain une bride de souvenir se fraya dans mon esprit embrouillé. La lettre.
« Où est-il ? » parvins-je à marmonner dans mon français rudimentaire.
Ma question obtint comme réponse un regard interrogateur et inquiet. Je sentis une frayeur sourde, oppressante, monter en moi.
« De qui parles-tu ? » entendis-je.
L’incompréhension de cet homme fit accroître mon alarme. Je ne gardai aucun souvenir de ce qui s’était passé. Et si…
« Ça ne va pas ! Ça ne va pas ! » répétai-je soudain affolée. « Je dois le voir ! »
Je criai et criai encore. Où était-il ? Que s’était-il passé ?
J’essayai de me lever. Des mains se posèrent sur mes épaules pour me forcer à rester allongée. Je me débattis sans parvenir à me libérer. La peur se mua en fureur. Je frappai l’air de mes bras avec des mouvements désordonnés. Je m’arrachai à l’étreinte qui m’immobilisait. Des fils qui me reliaient à diverses machines essayèrent de me retenir sans succès. Mes pieds touchèrent le sol glacé. Mes jambes étaient de coton. Je m’écroulai. Ma tête heurta le sol. L’obscurité m’envahit.
« NE ME LAISSE PAS ! »
Et puis plus rien.
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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par reveanne le Jeu 19 Aoû 2010, 01:42

Voilà pour le début de l'histoire...
Est-ce si mauvais que ça? bbb
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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par AubeMort le Jeu 19 Aoû 2010, 20:34

Disons que c'est un peu court comme chapitre.
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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par reveanne le Jeu 19 Aoû 2010, 20:54

Si tu cliques sur l'image dans ma signature tu auras jusqu'au chapitre 11.
L'histoire fait 108 370 mots, ça représente plusieurs centaines de pages. ;)
Les chapitres font entre 1500 et 2000 mots...


Dernière édition par reveanne le Jeu 19 Aoû 2010, 22:15, édité 1 fois (Raison : orthographe)
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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par PIL451 le Lun 23 Aoû 2010, 15:15

pas trop le temps mais je vais m'y plonger bientot !

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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par v2 le Sam 28 Aoû 2010, 09:44

ce n'est pas mon type d'histoire, mais je pense que c'est suffisamment bien construit.. par contre je rejoins aubemort sur la longueur des chapitres..

as tu pensé à l'autoédition le cas échéant ? ya pas mal de boite sur le net qui proposent ca..

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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par plume le Mar 31 Aoû 2010, 13:18

j'ai lu les trois premiers chapitre et je pense lire les autres sur ton site : je suis assez intrigué pas la tournure des évènements :)

je crois avoir comprit ce qui peut clocher : en fait il faudrait que tu fasse un choix entre écrire comme une ado écrirait dans son journal, ou comme un "véritable écrivain", si tu voit ce que j'essaye de dire, la c'est un mélange des deux qui est assez troublant.
Il me semble bizarre que cette "personne" (qui remplace l'héroïne ?) dont on ne sais rien a se moment de l'histoire (fin du chap. 3) écrive dans un journal intime.. enfin j'vais lire la suite, et je te donnerai mon avis :)
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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par plume le Mar 31 Aoû 2010, 18:02

j'ai lu les 11 chapitres et je veux la suite !!
ça s'arrête en plein suspense ! pitié

j'ai vraiment accroché a partir du chapitre 4, même si le 11 est moins "fluide" que les autres, j'en dirait pas plus pour pas spoiler, mais si tu veux un avis sur le livre en entier, je suis partante pour le lire, te dire se que j'en pense et se qui peut poser problème, a l'édition.
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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par reveanne le Sam 04 Sep 2010, 00:11

Merci Plume. bbb
Le chapitre 12 est sur le site.
Concernant le texte complet, je t'envoie un mp.
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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par plume le Sam 04 Sep 2010, 14:03

d'acc cool :)
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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par Raph le Dim 05 Sep 2010, 14:15

Bijour Reveanne, Plume m'a montré ce que tu faisais et tenait à ce que je donne mon avis.

Je trouve que l'histoire est intéressante, la brutale perte de mémoire qui tourne autour de cet homme mystérieux du tram mais y a certaines choses qui me dérangent.

Pour commencer on ne sais strictement rien des personnages, que ce soit leur âge, leur description physique et même leurs noms.

Moi j'me suis dit que c'était peut-être fait exprès, vu que ton personnage perd la mémoire, c'est peut-être un choix de ne pas vouloir nous donner d'informations sur les personnages mais personnellement j'ai besoin d'éprouver de la sympathie pour les personnages d'une histoire que je lis.

Par exemple on sais que l'héroïne est étudiante mais on ne sais ni son âge, ni sa classe, ni ce qu'elle aime faire.. Or au début de l'histoire elle raconte son histoire avec de vrais souvenirs, et ça m'a troublé d'en savoir aussi peu.
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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par reveanne le Mar 07 Sep 2010, 22:52

En fait l'âge, le lycée, sa classe, c'est donné dès le chapitre 1. (parce que 9 x2 = 18 ans, et qu'elle a cours de philo au lycée = Terminal)
et le reste des infos est distillé au fil du texte.
(Au chapitre 5 on découvre qu'elle aime la lecture, les bibelots, faire la fête et boire trop, plus loin on découvre les origines de sa famille, après on en apprend plus sur son passé...)

Il n'y a pas de paragraphes descriptifs de présentation en début d'histoire, mais les infos sont bel et bien là.
Faire un bloc de description aurait été pour le moins étrange vue que le texte est à la première personne et que l'histoire commence en pleine action, non? (vous faites souvent des monologues pour vous expliquer à vous-même qui vous êtes et ce que vous aimez? Moi, jamais.)

Enfin voilà, certes l'histoire ne commence pas par un portrait détaillé, mais les infos sont là.

La seule chose qui n'apparaît pas dans l'histoire, c'est le nom... En fait il n'y a que trois noms dans toute l'histoire, tous du passé.

Merci d'avoir pris le temps de lire et de laisser un commentaire.
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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par reveanne le Lun 02 Mai 2011, 19:41

Hop, juste pour dire que Côté face sortait en livre très exactement aujourd'hui. :)

J'suis toute fière!
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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par v2 le Dim 18 Sep 2011, 18:04

Felicitations.

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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par reveanne le Dim 18 Sep 2011, 18:10

Merci ! :)
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Re: Mon roman: "Côté face"

Message par Mustik le Lun 19 Sep 2011, 00:09

J'applause!!!

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Re: Mon roman: "Côté face"

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