bafouille à moi...

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bafouille à moi...

Message par reveanne le Jeu 28 Déc 2006, 15:22

une nouvelle à moi... c'est à l'origine une fanfic mais à part le nom du personnage c'est totalement indépendant...
Si vous savez qui est Remus Lupin, tant mieux, sinon c'est pas grave


Dernière édition par reveanne le Jeu 19 Aoû 2010, 01:18, édité 4 fois
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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Jeu 28 Déc 2006, 15:26

~ La nuit du Lycanthrope~


Partie 1 : Le beffroi de la forêt des Loups.




Samedi 24 juillet, 17h06.
4 Silver-Road, Little-Shimkeyr en lisière de la forêt de Wolfwood, Pays de Galle.




Dans un jardinet envahit par les mauvaises herbes devant une vieille bicoque, une femme encore jeune, brune, grande et à l’allure sévère, faisait toute une série de recommandations à un jeune garçon qui, d’après la ressemblance (quoiqu’il était plus blond) qu’il y avait entre eux deux, devait être le fils de la jeune femme.

Le garçon n’écoutait que d’une oreille distraite ce qu’on lui disait. Il avait l’air particulièrement pressé de s’enfuire en courant… ou plutôt, vu le vélo qui était négligemment posé sur la barrière du jardinet, de partir le plus vite possible à bicyclette.

- Tu as bien pris tout ce que j’avais posé sur le lit ?

- Oui maman !

- Les chaussettes et les caleçons ?

- Oui maman !

- Tu as tes gouttes pour les yeux ?

- Oui maman !

- Ta brosse à dents ?

- Oui maman !

- Bon… bon… bon…

La jeune femme tendit un paquet enrobé dans une torchon à carreau rouge.

- Tu donneras ça à ta grand-mère ! C’est une galette au beurre alors attention, ne mange pas tout avant d’arriver là-bas !

- Oui maman !

- Et pas de bêtises !

- Oui maman !

- Tu te rends directement chez mamy sans couper par la forêt !

- Oui maman !

- Tu sais ce que nous t’avons dit à propos de Wolfwood !?

- Oui maman !

- Donc tu files directement par la grande route !

- Oui maman !

- Pas de détour !

- Oui maman !

- Bien…

La jeune femme eut un petit soupir imperceptible. Elle sortit de la poche de sa robe une vieille casquette rouge un peu délavée et l’enfonça sur la tête de son fils.

- Maman ! Protesta le garçon.

- Il y a du soleil ! Je ne veux pas que tu attrape une insolation !

Le garçon ne préféra pas insister sinon sa mère allait le retenir pendant des heures, il pourrait enlever cette horreur dés qu’il serait hors de vu.

- Bon, il va falloir y aller maintenant ou ta grand-mère va s’inquiéter.

La jeune femme se pencha vers son fils pour l’embrasser. Ce dernier se recula vivement.

- M’man ! J’ai plus deux ans !!! S’offusqua-t-il

Elle eut un petit soupire, de ces soupires tristes qu’ont les mamans quand elles voient que leur bébé grandit trop vite à leur goût.

- Mais oui, Remus ! tu as presque neuf ans maintenant ! Tu est un grand garçon et c’est pour ça tu te rend seul chez grand-mère Lupin.

Loin de s’attarder aux détails de la psychologie maternelle, le jeune Remus Lupin attrapa son sac de marin et alla l’accrocher sur le porte bagage de son vélo.

Sous les regards un peu nerveux de Mme Lupin, Remus enfourcha son vélo, fit un signe à sa mère et se mit en route.



Au bout de quelques minutes et d’une intersection, Remus fut absolument hors de vu du n°4 Silver-Road et de sa mère. Il en profita donc pour prendre, dés qu’il en eut l’occasion, la route qui menait en direction de Wolfwood… la forêt des Loups.

Le jeune garçon était parfaitement conscient qu’il venait de promettre de ne pas se rendre chez sa grand-mère en passant par la forêt, mais il faut dire qu’il ne se rendait pas non plus chez sa grand-mère. Cela n’avait été qu’une excuse pour fuir la surveillance de ses parents, car aucun des deux n’auraient accepter qu’il fasse ce qu’il allait faire pendant la nuit qui venait. Bien évidemment la supercherie tomberait dés que grand-mère Lupin verrait la nuit tombé sans l’avoir vu arrivée. La colère parentale serait alors sans commune mesure et il serait sans aucun doute privé de sortie et de dessert jusqu'à la fin de ses jours, mais il serait trop tard.

Défier ainsi Mr et Mme Lupin était sans doute la chose la plus folle et téméraire qu’il ait jamais faite dans sa courte vie et qu’il ferait lors des longues années qui lui restait à vivre.

Toujours en longeant la route de Wolfwood, Remus sortit de Little-Shimkeyr et déboucha dans une vaste zone de petits champs vallonnés et entourés de hautes haies. Au loin, la forêt des Loups formait une massive nappe verte sur l’horizon. Le jeune garçon avait encore 3 miles à parcourir avant d’atteindre la forêt.

Après avoir passer la Shimkeyr-River, Remus se détourna momentanément de la route de la forêt. Il emprunta un petit chemin de terre qui commençait à se perdre dans les broussailles. Il déboucha très peu de temps après dans la cours d’une ancienne ferme aujourd’hui à l’abandon.
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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Jeu 28 Déc 2006, 15:34

A l’ombre d’un vieux pommier qui surplombait un puit en ruine, il y avait trois autres enfants âgés tout au plus de dix ans chacun.

Assise sur la margelle du puit, une gamine de dix ans, vêtue d’un chemisier jaune poussin et d’une jupe indigo, les cheveux en bataille et les genoux cagneux, lisait une revue. La couverture de la revue affichait une grande photo des Beatles entourés de leurs nombreuses fans pendant leur tournée mondiale. D’ailleurs le magazine titrait la-dessus en ne laissant qu’un tout petit encart pour mettre une photo de la toute dernière comédie musicale, Hair, qui se jouait à Londres et qui remportait un immense succès. En lisant, la fille chantonnait le tout dernier tube des Beatles qui passait en boucle à la radio.

Un peu plus près de l’arbre, l’un appuyé au pommier et l’autre assis sur le sol herbeux, deux garçons du même âge que Remus avaient une discussion animée au sujet des chances qu’avait la délégation anglaise de rapporter des médailles d’or des Jeux Olympique de Mexico.

Remus descendit de son vélo et s’approcha du groupe.

La fille releva la tête.

- Te voilà enfin ! S’écria-t-elle. On a vraiment cru que tu avais eu trop la trouille pour venir !

Piqué au vif, Remus répliqua vivement.

- Mon pauvre petit Remus ! Se moqua la fille.

- Alors ? Prêt à passer la nuit de la pleine lune dans la forêt des Loups ! Intervint l’un des garçons qui s’était détournés de sa conversation sur les J.O..

- Mais tu peux toujours partir si tu as trop peur ! Railla le deuxième garçon. N’est ce pas Margaret ?!

- Il est toujours temps de retourner dansles jupons de maman Lupin. Se moqua de plus belle la fille nommée Margaret.

Les deux garçons eurent un petit rire mesquin.

- Si vous croyez que j’ai peur, vous vous fichez le doigt dans l’œil jusqu’au coude ! Répliqua Remus aigre.

- Même pas du grand méchant loup ? Continua à railler Margaret.

Le visage de Remus prit une expression de défis. Ses yeux brillaient d’une lueur dangereuse. Margaret redevint sérieuse.

- Ok… je te rappelle que c’est seulement après avoir passé toute la nuit dans la forêt que tu seras digne de faire parti de notre groupe !

Remus fit un signe de la tête décidée pour confirmer qu’il avait parfaitement compris.

- Alors en route, Remus ! La forêt des Loups nous attend…

Margaret et ses deux acolytes prirent des sacs qui étaient posés près du puit et se dirigèrent en direction de la forêt en contournant la grange délabrée de la ferme et en s’enfonçant dans un taillis de genêts en fleurs

Remus les suivit en cachant au passage son vélo dans la grange pour que personne ne le trouve.



Les genêts formaient une forêt avant la forêt tellement il y en avait et qu’ils étaient denses. Remus faillit perdre plusieurs fois de vu le groupe.

Après plus d’une demi-heure de marche dans le taillis, ils débouchèrent dans la forêt à proprement dit.

Wolfwood était une épaisse forêt de chênes et de châtaigniers où les frondaisons compactes obstruaient presque complètement la vive lumière du soleil d’été. Le sous bois était, en lisière de forêt, constituée d’épais fourrés de fougère aigle au vert éclatant. Un peu plus moins venait des ronciers. Et plus on s’enfonçait plus il faisait sombre et plus la végétation était clairsemé et ne subsistait que quelques touffes de faux-houx aux petites feuilles vert-foncé acérés. Finalement, au cœur de la forêt, il n’y avait plus que des souches et du bois mort.

Remus eut un léger frisson car il faisait plus froid dans l’ombre compacte des arbres qu’à l’extérieur de la forêt…. Ou du moins il espérait que c’était pour ça qu’il avait frissonné.

Margaret s’enfonça dans les fourrés comme si elle connaissait l’endroit comme le fond de sa poche, et connaissant Margaret Teach, cela était fort possible. Les deux acolytes de Margaret la suivaient de près. Le plus grand des deux, celui qui était juste derrière la chef de bande, n’avait pas l’air d’en mener bien large.

Remus pressa le pas pour ne pas se trouver à la traîne. Il frissonnait toujours, ses cheveux s’étaient hérissés sur sa nuque, il avait la chaire de poule. Toutes les histoire que l’on racontait sur Wolfwood lui trottaient dans la tête, dansant la sarabande avec les avertissements que lui avait fait sa mère au sujet de choses maléfiques qui parcouraient la forêt.

Remus n’était pas du tout enclin à croire les contes et les légendes que l’on racontait dans le pays au sujet de la Forêt des Loups. Par contre, il était persuadé qu’il y avait une forte part de vérité dans ce que lui racontait sa mère. Après tout, Mme Lupin n’était pas n’importe qui. Elle était une sorcière et devait en savoir plus long que n’importe qui d’autre parmi ces gens sans magie … des gens comme les habitant du village de Little-Shimkeyr… des gens qu’elle croisait dans la rue, leurs voisins, les enfants avec qui Remus allait à l’école… Ces gens comme Margaret et sa bande… Des gens comme Mr Lupin aussi, ou Grand-mère Lupin.

Remus jeta un coup d’œil aux alentours. Cette forêt était sinistre mais il n’avait pas peur. Quoiqu’on lui ait dit jusque là, il était sûr que la chose la plus dangereuse, en dehors de Margaret, qu’il puisse rencontrer dans la forêt était un groupe de beatniks qui se seraient réfugiés dans le fin fond de cette forêt du pays de Galle pour monter une de leur société utopique en phase avec la nature.



Le groupe marcha longtemps, très longtemps… Remus commençait à se demander où pouvait bien les emmener Margaret et il avait l’impression de tourner en rond. Plus il s’enfonçait dans Wolfwood, plus il faisait sombre et froid. Margaret dut se faire la même remarque car elle s’arrêta pour prendre et enfiler un chandail turquoise qui se trouvait dans son sac.

Le groupe reprit sa marche. Remus avait l’impression d’être complètement perdu. Même s’il le voulait, jamais il ne pourrait ressortir seul de cette maudite forêt. Il n’avait donc d’autre choix que de passer la nuit ici… mais c’était ce qu’il était venu faire après tout, donc il n’y avait aucun problème.

Il suivit donc en toute confiance Margaret Teach.



Le groupe arriva assez tard là où voulait les emmener Margaret. Les deux amis de la jeune fille avaient l’air de reconnaître parfaitement l’endroit et d’être soulagés d’arriver enfin. On ne pouvait pas en dire autant de Remus.

Au début, il avait juste aperçu une zone plus claire dans les sous-bois avant de s’apercevoir qu’il s’agissait d’une clairière herbeuse. En s’approchant, il avait ensuite remarquer que le centre de la-dite clairière était dépouillée et tout juste recouverte d’herbe rase avec une trace noirâtre au milieu.

Remus eut un léger frisson en découvrant pourquoi il y avait un espace dégager dans la clairière… ou du moins en découvrant ce qui en formait la limite.

Il y avait là un cercle de pierres levées. Des blocs de granite vaguement rectangulaires d’à peu près trois pieds de haut placés à une quinzaine de pouces les uns des autres.

Remus constata en arrivant au bord du cercle de pierre que la trace noir qui était au centre était en fait les restes d’un feu de camp.

Margaret et les deux autres garçons déposèrent leurs affaires dans le cercle et se laissèrent tomber à côté, visiblement heureux de pouvoir enfin s’assoire. Margaret s’allongea dans l’herbes rase en plein soleil en poussant un petit soupir de contentement.

Remus, méfiant, entra à son tour dans le cercle. La vive lumière du soleil l’éblouit. Ici il n’y avait plus aucune branche pour faire de l’ombre. Mais, bizarrement, il faisait ici, dans les rayon du soir d’une journée de canicule, aussi froid que dans le plus profond de la forêt. Remus déposa ses affaires et s’assit à son tour.

« Remus ? » Demanda tout à coup Margaret en sortant de sa léthargie.

Remus se redressa et regarda la jeune fille. Elle s’était assise et fixait les cendres du feu de camp.

« C’est toi l’nouveau ! C’est à toi d’aller chercher du bois ! » Annonça-t-elle froidement.

Remus resta silencieux et immobile, il n’avait pas la moindre envie d’aller chercher du bois. Margaret se tourna vers lui et lui décocha un sourire enjôleur en même temps qu’un regard assassin.

Remus se leva et partit en quête de bois sec.
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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Jeu 28 Déc 2006, 15:40

Les premières étoiles commençaient à apparaître quand Margaret jugea que son cher petit Remus avait récolté assez de bois. Elle en prit une partie, le déposa sur les vieilles cendres et s’ingénia à allumer un feu.

Pendant ce temps, les deux acolytes de la jeune fille avaient sorti de leur sac et étalaient soigneusement des plaides aux motifs écossais rouge, noir et jaune. Remus ouvrit lui aussi son sac et en sortit une épaisse couverture qu’il étala en partie sur le sol.

Comme toutes les promesses faites à sa mère, Remus n’avait pas du tout pris les affaires qu’elle avait soigneusement préparées et il avait mis dans son sac, à la place, une couverture, un gros pull au cas ou ferait froid, une lampe torche avec un stock de piles et des réserves de nourriture et d’eau. Bref tout ce qu’il fallait pour passer la nuit dans les bois en plein été.



La nuit était tombée quand Margaret parvint enfin à obtenir de flammes. Elles s’installa à son tour sur une couverture et regarda danser les flammes. Elle donna enfin le signal pour sortir les provisions.

Il faisait nuit noir et les enfants sortirent toute sorte de chose de leur sac… marshmallow, saucisses, puddings, pains, gâteaux et biscuits, quelques fruits et même des pommes de terre. Ils plantèrent une partie de ces provisions au bout de baguettes en bois et les firent griller dans les flammes. Chacun partageant avec les autres ce qu’il avait apporté.

Commença alors le festin. Rien que pour ça, Remus ne regrettait absolument pas d’être là. C’était d’ailleurs pour vivre plus souvent des moments comme ça qu’il passait l’épreuve de la nuit dans la forêt des Loups… pour ça qu’il voulait faire partie de la bande à Margaret Teach. Pour ça qu’il avait bravé ses parents et fuit la surprotection maternelle…

Là, à cet instant il était heureux.



Après avoir mangé autant qu’il pouvait, Remus s’écarta du feu et s’allongea sur le dos pour regarder le ciel. Autours de lui, les autres enfants essayaient de déterminer qu’elle était la meilleurs chanson des Beatles. Remus qui n’était pas vraiment fan de ce groupe se désintéressa de ce qui se disait.


La lune, ronde et argenté, se trouvait juste au-dessus de la clairière. Elle baignait la cime des arbres dans sa clarté bleu cendré et éclipsait toutes les étoiles les plus proches.

Fasciné, Remus ne pouvait pas détacher son regard de l’astre de la nuit. Il tendit la main vers le ciel. Comme ça il avait l’impression de pouvoir la toucher.

… La lune… Les étoiles… L’espace…

Remus en était passionné depuis qu’il était tout petit. Sa chambre était pleine de livres et de revues sur le sujet. Il savait tout ce qu’il y avait à savoir sur la conquête spatiale. Son plus cher désire était de devenir astronaute.

A cet instant précis, les yeux pleins de la lumière lunaire de cette nuit du 24 juillet, Remus eut l’étrange certitude que son destin était lié à cet astre.

« Remus ? Tu dors ?! »

En parlant, Margaret avait lancé un petit caillou sur Remus.

Remus se roula sur le ventre. Le reste du groupe s’était tu sans qu’il s’en rende compte. Au centre du cercle, le feu commençait à dépérire faute de bois pour le raviver.

« Il est Minuit ! » Annonça Margaret en exhibant sa montre. « L’heure des fantômes ! »

Remus fronça les sourcils sans comprendre. L’heure des fantômes ? De quoi parlait Margaret ?

« Comme c’est la première fois que tu viens, Rem’, à toi de commencer ! » Déclara Margaret.

« Commencer quoi ? » Interrogea Remus timidement

« Ben à raconter des histoires qui font peur, tiens ! » Répliqua Margaret comme si c’était l’évidence même.

Une histoire qui faisait peur ? Comme si la forêt autours d’eux ne faisait pas assez peur comme ça ! Néanmoins Remus chercha rapidement une histoire à raconter. Il en connaissait un certain nombre sur les loups-garous mais ne trouvait pas que se trouver au beau milieu de la forêt des Loups fut le meilleur endroit pour raconter ce genre d’histoire. En fin de compte, et sous la pression des regards impatients de ses camarades d’escapade, Remus se décida rapidement pour une histoire de revenant… l’assassin de Nutsgarden*.

Il avait à peine commencer son récit qu’il remarqua qu’avec la tête que Margaret faisait, elle devait déjà connaître l’histoire. Elle eut même un petit soupire méprisant quand il attaqua le passage du cimetière, elle n’avait pas l’air d’accord du tout avec la version de Remus. Pourtant les deux autres garçons semblaient pris dans l’histoire.

« ….Et comme l’avait annoncé la lettre, une ombre passa devant la lune, le cimetière fut plongé dans le noir. Il n’y eut aucun bruit que celui du cœur de commissaire qui battait très forte et la respiration de la fillette… »

Les deux autres garçons regardaient fixement le braise du feu de camps pendant que Remus racontait son histoire et s’approchait du dénouement.

« … éclata d’un rire hystérique en regardant le corps sanglant du commissaire qui était allongé sur la tombe. Le meurtrier disparut dans la nuit… mais pour combien de temps ? »

Il y eut un petit moment de silence. L’histoire semblait avoir assez bien fonctionné, l’un des garçons était pâle et l’autre continuait à regarder les braises. Par contre Margaret semblait s’être fortement ennuyée, c’est ce qui arrive quand on connaît déjà l’histoire.

« Bon ! » Intervint sèchement Margaret. « Gary, à ton tour ! »

La garçon le plus près de Remus s’assit en tailleur, dominant ainsi tous le monde. Les braises du feu commençaient à diminuer et n’envoyaient qu’une très pale lueur rouge sang. Toute la forêt autour d’eux était plongée dans une obscurité sinistre, les rayons de la lune semblaient ne pas oser y pénétrer.

Gary, l’autres garçons et Margaret s’échangèrent un bref regard de connivence que Remus ne remarqua pas.

Gary commença une histoire de meurtre.

« Cette histoire se passe dans une petite ville à côté de Londres. New-Whitehall… »

Remus, toujours allongé sur le ventre, posa son menton sur ses bras.

« …Mary décrocha la téléphone. Une voix rauque comme celle d’un mort lui dit : tu vas mourir. La voix raccrocha.. Tut. Tut. Tut… »

Remus ne connaissait pas cette histoire.

« La nuit passa sans qu’il ne se passe rien de spéciale et Mary alla se coucher… Le lendemain soir, quand il fit nuit, le téléphone sonna. Mary décrocha la téléphone. Une voix rauque comme celle d’un mort lui dit : je suis tout près, tu vas mourir. La voix raccrocha.. Tut. Tut. Tut… Mary, de plus en plus inquiète, vérifia la porte et les fenêtres mais ne trouva rien. Cette nuit là, il ne se passa rien non plus. »

Remus, concentré sur ce que racontait Gary, fixait les braises rougeoyantes.

« La troisième nuit, le téléphone sonna à nouveau. Mais Mary ne décrocha pas. Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing…. Le téléphone ne semblait pas vouloir s’arrêter de sonner. Mary finit tout de même par répondre. Une voix rauque comme la mort lui dit : ‘Je suis là et tu vas mourir’… La voix raccrocha …Tut. Tut. Tut… Mary se barricada dans la maison, allumant toutes les lumières pour se rassurer. Mais la voix rauque résonnait dans sa tête … Je suis là… tu vas mourir… tu vas mourir….tu vas mourir…. Il y eut alors un bruit à l’étage de la maison… un grincement… tremblante, Mary essaya de se convaincre qu’il s’agissait seulement du chat mais elle n’osa pas monter voir… il y eut un autre bruit venant de l’étage, comme si on traînait quelque chose sur le sol. Mary entendit alors comme un chuchotement…. Ce ne pouvait pas être le chat… Le chuchotement devint de plus en plus fort… Une voix rauque répétait : je suis là… je suis là… Terrorisée, Mary sortit en courant de la maison, mais la voix rauque comme la mort semblait la poursuivre. Je suis là…tu vas mourir… tu vas mourir… Cette voix la poursuivait mais Mary avait beau regarder autour d’elle, elle ne voyait personne. La rue était déserte. Je suis là… Mary décida d’aller dans un endroit où il y aurait plein de monde chercher de l’aide… Tu vas mourir… elle marcha en se retournant pour voir si on la suivait mais ne voyait jamais personne. Et la voix de plus en plus forte continuait à dire : je suis là… tu vas mourir… Mary sentit comme une présence glacée dans son dos. Elle se retourna encore une fois. Personne… Elle reprit sa marche dans la rue sombre et déserte d’un pas pressé. Je suis là… Elle sentit la présence à nouveau. Elle se retourna… il n’y avait personne. Elle fit quelques pas… TU VAS MOURIR! »

Juste à ce moment là, Remus sentit une main lui attraper l’épaule comme si le tueur était sorti de l’histoire pour l’attaquer. Il poussa un hurlement strident et fit un bon en arrière pour échapper à cette main. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre que c’était Gary qui venait de l’attraper par l’épaule.
Margaret, Gary et l’autre garçon étaient pliés de rire. Toute cette histoire n’avait eu qu’un seul but : lui faire peur en lui posant une main sur l’épaule au moment le plus stressant de l’histoire. Ha ha ha, très drôle !
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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Jeu 28 Déc 2006, 15:43

Remus ne goûtait pas du tout la plaisanterie. Il resterait dorénavant sur ses gardes, connaissant la réputation de Margaret, elle avait prévu d’autre blague dans ce style.

Il fallut un long moment au groupe pour calmer son fou rire et redevenir sérieux. Margaret posa le dernier morceau de bois sur les braises. Celui-ci, très sec à cause de la canicule, s’enflamma. La lumière mordorée dansa sur le visage de Margaret.

La jeune fille fit le tour du groupe du regard.

« Ok, à mon tour ! » Annonça-t-elle.

Personne ne souleva d’objections mais Remus resta méfiant.

« Je vais vous raconter la légende de la Forêt des Loups… »

Remus fut dans un premier temps surpris. Dans la région tous le monde connaissait cette légende. Cependant il préféra ne pas intervenir et écouta pour la millième fois au moins la fameuse légende. Dans un deuxième temps, il fut accablé par la manière dont Margaret racontait l’histoire. Elle n’avait aucun talent de conteur. Remus cessa rapidement d’écouter pour se remémorer l’histoire comme sa grand-mère et sa mère la lui avait de nombreuses fois racontée.



… Au plus profond de la forêt de Wolfwood il existe un vieux village en ruine perdue au milieu d’un brouillard qui ne se dissipe jamais. On dit que ce village ne se trouve jamais au même endroit et que personne ne pouvait le trouver si le village lui-même n’avait pas décidé de vous accueillir et ceux qui le trouvait n’en ressorte jamais car les gens qui vivent dans ce village ne sont pas des gens normaux. Il s’agissait de sorciers et de sorcières qui tuaient tout ceux qu’ils trouvaient dans la forêt après le coucher du soleil.. Passer la nuit dans la forêt était suicidaire et les bûcherons faisaient toujours bien attention à ne pas se faire surprendre par la nuit dans ce lieu maudit mais cela les empêchait d’aller là où était le meilleur bois et les plus gros arbres.

Un jour, un groupe vingt bûcherons plus téméraires que les autres s’aventura plus loin que les autres. Conduit par le plus courageux d’eux tous, Aaron Greenwood, ils s’enfoncèrent dans la forêt. Quand la nuit tomba et que la pleine lune se leva, ils étaient bien trop loin de la lisière pour rentrer chez eux. Ils abattirent alors un énorme et très vieux chêne et firent un immense feu à l’emplacement de celui-ci pour éloigner les démons. Il s’assirent en cercle autour.

Mais les habitants du village de la forêt furent furieux de cette intrusion sur leurs terres et de l’abattage du grand et vieux chêne. Ils réclamèrent réparation et vengeance. Il se rendirent auprès du feu qu’avaient dressé les bûcherons et les trouvèrent assis en cercle autour du feu à moitié ivre. Le chef des sorciers condamna les bûcherons sacrilèges à rester pour toujours sur les lieux de leur crime et les transforma en pierre…




Tout à coup Remus se redressa et regarda autour de lui à la grand surprise des autres enfants. Il contempla le cercle de pierre. Il les compta. Il y en avait dix-neuf. Il scruta de plus près la pierre la plus proche de lui. Il faisait sombre et la pierre était usée par la pluie et le gel mais il eut l’étrange certitude que cette pierre avait un visage.

Margaret suivit le regard de Remus. Elle sembla se réjouir.

Remus essaya de se remémorer la suite de la légende.



… Mais quand les sorciers vérifièrent que les bûcherons avaient tous été punis il se rendirent compte qu’il n’y avait que dix-neuf, il en manquait un. Il le cherchèrent avidement, nul ne devait échapper à leur courroux.

Aaron Greenwood n’était pas là. Il s’était éloigné du groupe juste avant l’arriver des sorciers et avait assisté à la transformation de ses camarades cacher dans la cime d’un arbre où il été grimpé quand il avait senti le danger approcher.

Comme il était très futé, il se débrouilla pour que les sorciers ne le repère pas. Il les observa avec curiosité. Il y avait là des hommes et des femmes à l’aspect maléfique.

Aaron vit avec stupeur les sorciers se regrouper autour du cercle des bûcherons pétrifiés et se mettre à parler dans une langue qu’il ne connaissait pas… la langue du diable… Les sorciers se mirent alors en cercle autour du feu et en ravivèrent les flammes. Ils se mirent à psalmodier quelque chose. La voix puissante de ce qui devait être le chef des sorciers s’éleva et se mit à crier des mots inintelligibles.

Les sorciers répétèrent plusieurs fois ce que disait leur chef et reprirent leurs psalmodies.

Soudain ils stoppèrent et un épais silence tomba sur la forêt. Il tendirent leurs mains vers le feu comme s’ils voulaient se protéger de quelque chose.

« Nostrum captivum esto ! Nostrum servum esto ! Per lunam rubram, homo lupum esto! » Reprit le chef des sorciers d’une voix de stentor qui fit trembler les arbres.

« MalediceMUS! » Cria-t-il.

« MalediceMUS! » Répétèrent les autres sorciers

Le chef jeta quelque chose dans le feu. Il y eut comme une explosion qui souffla les flammes et dispersa les cendres. Un tourbillon de vent naquit sur les braises emportant avec lui des étincelles dans une spirale infernale. Le tourbillon de vent brûlant se transforma en tornade de feu qui se mit à grandir … grandir… et se dispersa dans la forêt sans toucher ni les sorciers ni la végétation.

La pleine lune prit une teinte rouge sang.

Quand le vent diabolique toucha Aaron, le bûcheron eut l’impression d’avoir pris feu. Fou de douleur il se laissa tomber sur le sol. C’était comme si on lui arrachait la peau millimètre par millimètre… il hurla … hurla.

La douleur finit tout de même par ce calmer mais Aaron était incapable de dire où il était ni ce qu’il y faisait. Il ressentait une étrange colère dans son cœur, une colère féroce qui n’avait rien d’humaine.

Il était seul dans la forêt. Complètement déboussolé, il se mit à marcher droit devant lui…Il marcha vite… très vite… plus vite qu’il se serait cru capable de marcher. Et plus il avançait plus la colère montait en lui.

C’est plein de fureur qu’il sortit de la forêt et arriva dans son village. Il alla chez lui. Avec une force qu’il ne se connaissait pas, il arracha la porte de ses gonds et se trouva face à sa femme.

D’épouvante elle hurla et s’enfuit. Cela rendit fou furieux Aaron qui brisa les meubles autour de lui.

Les villageois arrivèrent à leurs tour, alerter par le bruit et les cris. Ils retrouvèrent pas devant un bûcheron rentré chez lui mais devant un être mi-loup mi-homme. Les sorciers avait maudit Aaron et il s’était transformé en loup-garou.

Les villageois se défendirent. Aaron, ivre de fureur et de douleur, dévasta et tua tout ce qui passait à sa porté. Néanmoins les villageois armé de piques, de torches et de fourches parvinrent à acculer le monstre à la lisière de la forêt.

Un homme apparut alors. Il s’agissait du chef des sorciers. Il menaça tout imprudent qui entrerait dans la forêt de sa vengeance et de sa malédiction. Il dit aussi que le gardien, l’homme-loup, tuerait quiconque s’aventurait dans la forêt la nuit après que la cloche du beffroi du village de la forêt ait sonné les vêpres. Le chef des sorciers prévint aussi que quiconque serait blessé par le gardien deviendrait comme lui et serait condamné à errer et à souffrire jusqu’au jugement dernier.

Le sorcier disparut en emportant Aaron avec lui.

Depuis, la mystérieuse cloche du village des sorciers sonne pour annoncer que le loup est en maraude dans la forêt et seul les fous s’y aventure.




Remus connaissait absolument par cœur cette histoire et savait que les seules choses à retenir étaient que :

1- d’après cette histoire, il y avait des loups-garous dans cette forêt,

2- Il ne fallait pas s’y balader la nuit,

3- que c’était pour cela qu’on surnommait cette forêt la « forêt des Loups »,

4- que, en gros, quand on entendait une cloche sonner en pleine nuit au milieu des bois, cela signifiait que l’on allait, dans le meilleur des cas, finir déchiqueté par une bête féroce.

Remus frissonna. Il n’avait pas peur (quoique, si, un petit peu qu’en même) mais il aurait tout à coup préféré ne pas se trouver dans un cercle de pierre ressemblant étrangement aux dix-neuf bûcherons pétrifiés, perdu au beau milieu de la forêt maudite par une nuit de pleine lune.

Il se rendit compte que Margaret avait fini de raconter sa version de l’histoire et le regardait avec une expression visiblement satisfaite de l’effet produit. Saleté, elle l’avait fait exprès, au cas ou il aurait oublié pourquoi il ne fallait pas passer la nuit dans cette forêt… Cette fille était proprement démoniaque. Remus soupçonna cependant qu’elle n’avait pas encore fini le programme des réjouissances.

« Remus ? » Claironna-t-elle d’une voix mielleuse. « Est ce que tu peux aller chercher un peu de bois… »

ho la la… mauvais plan ça…

« Remus… » Insista-t-elle d’un ton légèrement cassant. « Tu as peur du grand méchant loup ? »

Dans un élan de fierté stupide, Remus attrapa sa lampe torche et bondit sur ses pieds pour aller chercher du bois. Non, il n’avait pas peur !

Il quitta le cercle et s’enfonça dans la nuit. Il dut s’éloigner car il avait déjà ramassé le bois qui se trouvait au alentour du cercle de pierre.



Il faisait sombre, très sombre. La lumière du claire de lune se frayait difficilement un passage dans les frondaisons des arbres. La lampe, de son côté, n’éclairait pas grand chose et le bois mort semblait s’être volatilisé. Remus s’enfonça dans la nuit. Du coin de l’œil, il aperçut qu’il y avait du mouvement au cercle de pierre. Il crut voir la silhouette de Margaret s’enfoncer elle aussi dans la nuit. Elle préparait sans doute un mauvais coup pour lui faire peur, mais cela ne marcherait pas, il se méfiait beaucoup trop pour se faire avoir.

En restant sur ses gardes, il continua à chercher du bois et s’éloigna de plus en plus du cercle. Il marcha tant et si bien que tout à coup, Remus se rendit compte que le camps n’était plus qu’un minuscule point lumineux au loin. Il s’immobilisa et scruta la pénombre dense qui l’entourait. Pourquoi Margaret n’avait-elle encore rien fait ? C’était bizarre…

C’est à ce moment là que Remus remarqua autre chose.

Le silence…
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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Jeu 28 Déc 2006, 15:45

Il n’y avait absolument aucun bruit… Pas un son… rien de rien. Remus en avait l’impression d’avoir les oreilles bouchées. Ce silence n’avait absolument rien de naturel. Il avait remarqué que même en pleine nuit, il y avait toujours du bruit. Le vent dans les feuilles ,des cris d’animaux, des grattements, des grincements, des échos de la vie nocturne. Mais là rien de rien. Un silence de mort !

Remus froissa les feuilles qui étaient sur le sol avec ses pieds pour se convaincre qu’il n’était pas devenu brutalement sourd. Le son des feuilles résonna sinistrement dans la nuit. C’était comme s’il était le seul être vivant à des kilomètres à la ronde.

Machinalement il leva la tête et regarda ce qu’il y avait au-dessus de lui. La lune était cachée par les branchages, seul quelques rayons d’argent parvenaient à transpercer l’épais manteau de feuilles.

Quand il baissa les yeux, Remus crut percevoir un mouvement au loin. Il faisait très sombre et il n’était sûr de rien. Quelque chose passa entre lui et le camp, lui cachant le temps d’une seconde la lueur faiblarde du feu agonisant au loin.

Remus frissonna mais se résonna très vite en se disant que Margaret lui préparait quelque chose et qu’elle n’allait sans doute pas tarder à passer à l’action. Cependant Remus n’entendait plus le profond silence de mort de la forêt, ses oreilles bourdonnaient des battements de son cœur.

Il se calma tant bien que mal. Il n’osait plus bouger. Le silence revint. Il n’y avait rien… Il décida de retourner au cercle de pierre. Il n’avait certes pas beaucoup de bois mais cela devrait suffire pour le moment. Il n’eut pas le temps de faire un pas qu’un bruit le stoppa net.

Un son métallique très grave venait de résonner dans la forêt.

Une cloche ?

La souffle court, Remus resta immobile, n’osant même pas poser le pied sur le sol.

La cloche sonna à nouveau. Cela semblait venir de partout et nul part à la fois.

Après un silence long comme l’éternité, la cloche sonna une troisième fois.

Cette fois Remus avait bel et bien peur. Il lâcha le bois qu’il tenait et voulut se précipiter vers le cercle de pierre. C’est alors qu’il se rendit compte qu’il ne voyait plus la faible lueur du feu de camp. Il avait beau regarder partout, il ne la voyait pas… nul part.

La cloche sonna un quatrième fois. On aurait dit un glas sinistre.

Le cœur battant à toute vitesse, Remus ne savait pas dans quelle direction se diriger. Il cherchait encore et encore la lueur du camp… il ne trouvait pas et plus il cherchait plus il se sentait perdu.

La cloche sonna encore.

Remus se mit à balayer le sol avec la lumière de sa lampe pour chercher les trace qu’il avait du faire en venant. Tout semblait confus.

La cloche sonna encore… et encore.

« Margaret ! ?» Hurla-t-il en désespoir de cause. « Margaret ! C’est pas drôle »

Il entendit une vague réponse. Margaret semblait très loin de lui.

La cloche sonna.

« Margaret ? T’es où ? »

La voix aiguë de Margaret se fit entendre plus clairement. Elle semblait hystérique.

« Remus ! » Criait-elle désespérément. « Remus ! … Gary ! … Kenny ! »

La voix se rapprochait.

La cloche sonna à nouveau. Elle semblait ne jamais vouloir s’arrêter.

« JE SUIS LA ! » Cria Remus dans la direction d’où semblait venir la voix de sa camarade.

Il lui sembla voir la lueur d’une lampe danser au loin.

« MARGARET ! »

Il se mit à faire des signes avec sa lampe dans la direction de cette frêle lueur.

« Remus ! » Cria à nouveau Margaret.



La cloche sonna.



Il y eut un très long silence. La point lumineux de la lampe de Margaret disparut.

« Margaret ?! » Cria Remus.



La cloche lui répondit.



La point lumineux ne réapparut pas. Le silence tomba comme une chape de plomb.



La cloche sonna encore.



« MARG… »

Un long hurlement strident le coupa. Ce cri résonna dans la forêt.

Remus avala difficilement sa salive. Si c’était une blague pour lui foutre la trouille de sa vie, cela avait parfaitement marché. Margaret, Gary et Kenny méritaient un oscar pour cette prestation. Remus était terrorisé.



La cloche résonna une nouvelle fois.



Ne sachant pas quoi faire Remus se décida enfin à bouger. Ne sachant pas où aller, il décida d’essayer de rejoindre Margaret et se dirigea dans la direction d’où semblait avoir provenu le cri et où il avait vu la lumière de la lampe de sa camarade.

Il se dirigea droit devant lui. Courant aussi vite que les arbre le lui permettait. Il lui sembla courir une éternité sans jamais voir la moindre trace qu’il n’était pas seul perdu dans cette forêt.



La cloche sonna inlassablement.



Foudroyé par un terrible point de côté. Remus fut contraint de s’arrêter quelques instants. Pendant cet arrêt forcé il scruta la nuit et écouta la silence qui engourdissait la forêt. Il cherchait un quelconque indice lui permettant de savoir dans quelle direction il fallait qu’il aille.

C’est miraculeusement qu’il remarqua la faible lumière d’une lampe torche pas très loin. Il se dirigea vers cet espoir.



La cloche sonna encore.



Plus il s’approcha de la lumière plus quelque chose sonnait faux dans cette lueur. Elle semblait se trouver au ras du sol. Pourquoi Margaret, Gary ou Kenny avait-il posé sa lampe sur le sol ?

Remus finit par découvrir que la fameuse lampe était effectivement posée par terre et qu’il n’y avait pas trace d’âme qui vive dans les alentours.



La cloche sonna une nouvelle fois.



Le cœur battant, Remus scruta une nouvelle fois la nuit. Il en était même plus au point où avait peur, ce qu’il ressentait était bien pire que ça. Margaret et sa bande avaient parfaitement réussi leur coup, jamais il n’aurait dût les suivre. Remus perçut alors un petit bruit dans le silence.



La cloche sonna.
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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Jeu 28 Déc 2006, 15:47

N’ayant pas grand chose à perdre, il se dirigea vers le bruit. Avec un peu de chance il pourrait trouver Margaret avant qu’elle continu ses maudites blagues.

Remus avança prudemment, si les autres l’entendaient arriver, ils pourraient s’enfuire. C’est donc à pas de loup qu’il s’approcha de la source du bruit. Peu à peu il commença à distinguer quelque chose. Il s’agissait d’une silhouette sombre qui était penchée vers le sol.

Remus continua à s’approcher de plus en plus prudemment.



La cloche sonna sinistrement.



Remus, pétrifié, s’immobilisa. La chose qui était penchée et qui lui tournait le dos n’était en aucun cas un de ses camarades. Et à vrai dire, ce n’était pas humain non plus. On aurait dit un énorme chien noir. Frappé de stupeur et d’horreur, Remus ne pouvait ni bouger, ni détacher son regard de la bête.

Cette dernière était penchée sur quelque chose. Elle semblait en train de dépecer une proie. arrachant des lambeaux de chair… faisant craquer les os. Le bruit était aussi terrible que la vue. Remus eut un haut le cœur.



La cloche sonna.



Remus parvint à bouger et commença à reculer.

L’animal s’immobilisa, à l’affût. Il se retourna brusquement. Ses yeux phosphorescents brillèrent dans la lumière de la lampe.

Remus comprit aussitôt qu’il ne s’agissait pas d’un chien.. ni même d’un animal… ce n’était pourtant pas un humain.. ce ne l’était plus… Le visage dégoulinant dece qui devait être un loup-garou dévisagea Remus avec une expression féroce. La silhouette mi-humaine mi-animal se déplia. En rejetant sur le côté la proie partiellement déchiqueté qu’elle tenait.

Avec horreur Remus reconnut un morceau d’étoffe indigo.

Il venait de retrouver Margaret.



La cloche sonna.



Ce qui se passa ensuite fut rapide et confus. Remus, dans un éclair de lucidité, retrouva l’usage de ses jambes et parvint à prendre la fuite, fonçant droit devant lui. Il n’avait que peu d’avance sur le monstre et ce dernier était plus près de seconde en seconde.

Avec la force du désespoir, Remus courut sans doute plus vite qu’il ne le ferait jamais dans sa vie mais ses efforts étaient aussi inutiles que désespérés. Le lycanthrope allait l’attraper et le tuer dans les secondes à venir. Pourtant jamais il ne s’avouerait vaincu et il redoubla d’effort.

Dans sa course, il aperçut au dernier moment un tronc qui lui barrait la route.



La cloche sonna.



N’ayant pas le choix, Remus essaya de sauter par-dessus l’obstacle même s’il savait que c’était beaucoup trop haut pour lui. Ses pieds décollèrent. Le tronc se rapprocha. Il était trop bas… beaucoup trop bas.

NOOOOOOOOOOOON



La cloche sonna à nouveau.



Remus se sentit alors propulsé en avant et alla atterrir très loin de l’autre côté de l’arbre. Il tomba lourdement sur le sol et se cogna cruellement le genou droit dans une souche. Poussé par son élan, il fit un rouler-bouler dans les feuilles mortes.

Il se releva sans même se poser la question exacte de ce qui venait de se passer. Il lui semblait avoir voler pendant quelques instants mais ce n’était pas son problème le plus urgent. Il était désorienté. Il avait été propulsé très loin .



La cloche se fit à nouveau entendre.



Remus jeta rapidement un regard circulaire autour de lui. Il n’avait sans doute pris que quelques secondes d’avance. C’est avec stupeur qu’il remarqua, au loin, plusieurs lumière qui se déplaçait.

Quelqu’un ?!

Il fonça vers elles, ce n’était peut-être que des hallucinations mais il venait d’entendre un bruit qui se rapprochait dans son dos.



La cloche résonna encore dans la forêt.



Remus courut vers les lumière aussi vite qu’il pouvait mais le genoux qu’il s’était cogné lors de son atterrissage le faisait souffrire de plus en plus et le ralentissait.

Derrière lui, le bruit semblait se rapprocher de plus en plus.

Loin devant les lueur se faisait de plus en plus précise et distinct. Il y avait bel et bien quelqu’un.

Malgré son essoufflement, Remus parvint à crier un appel à l’aide.



La cloche sonna.



Remus sentait son cœur battre tellement fort que sa tête semblait sur le point d’exploser. Un terrible point de côté le sciait en deux. Son genoux le faisait abominablement souffrire. Mais il courait encore, évitant de justesse branches et racines.

A bout de souffle, il continuait à foncer vers les lumières qui n’en finissaient pas de se rapprocher. Il criait tout en étant incapable d’entendre si on lui répondait.

Derrière lui, le loup était très proche.

Remus aperçut trop tard une branche basse qui lui barrait la route.



La cloche résonna dans la nuit.



Emporté par son élan, Remus ne parvint pas à l’évité. Il la heurta de plein fouet. Il se retrouva quelques mètres plus loin, à moitié allongé sur le sol et étourdi par le choc.

Il retrouva ses esprits juste pour se rendre compte qu’il avait perdu son avance et que la Bête de la forêt des Loups était sur lui. Il vit le monstre bondit.

Remus hurla en essayant de se protéger de ses bras et de ses jambes.



La cloche retentit encore une fois.



Remus se sentit écrasé par la force et le poids du monstre. Il se débattit avec l’acharnement d’une mouche prise dans une toile d’araignée.

Les griffes du loup s’enfonçaient profondément dans sa chaire. Un coup dans la poitrine sembla le déchirer en deux, Remus sentit le goût du sang lui remonter dans la bouche. Il n’arrivait plus à respirer. Dans un dernier geste de défense désespérée, il donna un coup dans ce qui devait être la tête du monstre.

En réponse le loup émit un long cri rauque en se redressant.

Le monstre se rejeta férocement sur sa victime.

Remus sentit la mâchoire du loup se refermer sur son épaule…sentit les crocs le transpercer… il sentit ses os craquer…



La cloche sonna son glas imperturbable.



L’esprit de Remus, noyé dans la douleur ne percevait plus rien que cette douleur. Ses yeux étaient aveugles, ses oreilles étaient sourdes. Il perçut à peine l’éclair écarlate qui zébra brusquement l’immensité sombre qui l’entourait pour venir frapper le monstre.

Le loup lâcha prise.

Plusieurs autres éclaires tombèrent en même temps sur le monstre et le propulsèrent à plusieurs mètres de sa victime.

Du fin fond de sa douleur, Remus parvint à entendre des cris et de la lumière autour de lui. Il y avait quelqu’un. Les lumières au loin n’avaient-elles donc pas été que des hallucinations ?

Il y eut un immense hurlement rauque d’animal que l’on abat et ce fut le silence.

Remus vit le monde s’éclaircir autour de lui. Des formes floues bougeaient devant ses yeux sans qu’il puisse les reconnaître. Son corps n’était qu’une immense douleur, seule preuve qu’il était encore vivant.

Une forme apparut très près de ses yeux, ce devait être un visage. Une voix de femme cria.

« Il est encore vivant ! »



Au loin, la cloche s’était enfin tut.





*** *** *** *** ***
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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Jeu 28 Déc 2006, 15:48

voilà...fin de la première partie....
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Re: bafouille à moi...

Message par L'errant le Jeu 28 Déc 2006, 19:23

Très bien écrit et très intéressant.
Je dois dire que j'attends la suite de ton histoire...
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Re: bafouille à moi...

Message par Rackaël le Jeu 28 Déc 2006, 19:40

Oufff! j'ai déroulé à la souris.... i na beaucoup du texte! Je lirai ca à tête reposée ce WE et je repasse pour la critique!

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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Jeu 28 Déc 2006, 21:10

la suite est écrite depuis longtemps... la première publication online datant de ... janvier 2004...
j'attend un peu avant de publier.. laissons le temps au gens de lire avant de leur en coller une tartine de plus....
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Re: bafouille à moi...

Message par beulette le Ven 29 Déc 2006, 02:26

je commente au fur et a mesure de ma lecture sinon je vais oublier des trucs ....

1er post
génial l'allusion a remus lupin, ça accroche dessuite et on veut savoir comment cela va se passer ....
qd on connait les interpretations psychanalytiques du petit chaperon rouge c'est super drole car ça change toute la donne !
connait tu le film freeway? : c'est le petit chaperon moderne (d'oliver stone si je ne me trompe pas mais je suis pas sure de moi) et il est génial !

2ème post
la fille elle aime bien les couleurs hein ?
j'aime beaucoup la description de la forêt, avec les détails qui font qu'on la voit

3ème, 4ème , .....
j'ai plus pu décrocher !
c'est super agréable a lire, avec juste ce qu'il faut de suspens. je trouve que le truc est super bien amené

bientot la suite ??

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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Ven 29 Déc 2006, 13:11

Concernant l'allusion à Remus Lupin.. ben à l'origine c'est une Potterfic qui raconte comment Remus est devenus Loup Garou (écris à une époque on le tome 5 et 6 n'existait pas), mais comme à mon habitude je reprends très peu d'élément HarryPotteresque donc c'est lisible par des néophites....
Pour ce qui est de l'interprétation psy du petit chaperon rouge, je n'ai qu'une très vague idée de ce que ça dit...
Je ne connais pas le film Freeway.
Les vêtement bariollés de Margareth n'ont pour seule raison d'être : qu'on y fait attention et qu'à la fin on devine rapidement qui s'est fait bouffer par le loup garou...
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Re: bafouille à moi...

Message par v2 le Ven 29 Déc 2006, 13:35

moi je l'imprime pour le lire tranquille à la maison..

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Re: bafouille à moi...

Message par beulette le Ven 29 Déc 2006, 16:38

pour les couleurs effectivement en arrivant à la fin j'ai compris pourquoi ! le truc c'est que je commançais à l'imaginer en dessins et toutes ces couleurs me génaient, d'où ma reflexion ...

par contre le fait que tu prenne un élément d'harry potter sans tenir compte des autres ça fait bizzarre .... tu crée une attente a laquelle tu ne réponds pas et j'aime pas la frustration Evil or Very Mad lol est ce dû seulement au fait que les tomes 5 et surtout 6 n'exitaient pas ? ou est ce voulu ?

tout ceci ne m'empêche pas d'attende la suite avec impatience en tout cas

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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Ven 29 Déc 2006, 17:17

En fait je n'extrais pas un élément d'HP sans tenir compte du reste des livre, mais j'ai écris ce texte en janvier 2004, à l'époque les tomes 5 et 6 n'éxistaient pas; et on savait très très peu de chose sur Remus.
J'ai repris autant d'élément que je pouvais mais c'est super réduit (seule le tome 3)
voici un exemple des recherches que j'ai mené sur les livres HP pour écrire cette nouvelle: http://www.fanfiction.net/s/1708781/3/

Sinon de quelle attente parles-tu? Qu'est ce qui est frustrant? Sincèrement je ne comprends pas.
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Re: bafouille à moi...

Message par beulette le Sam 30 Déc 2006, 21:35

oh ! pour les éléments "potteresques" ce n'est rien de bien grave rassure toi ! simplement quand tu ... enfin quand je commence à lire un truc sur remus lupin je m'attends a tomber dans le monde d'harry potter (peut être un peu trop .... ) donc l'allusion aux JO (par exemple) me fait bizarre puisque je m'attends plutot a ce que tu me parles de quiddich ...
donc tu vois vraiment rien de grave !

pour la frustration c'est par rapport a l'histoire de remus puisque maintenant on sait comment il est devenu loup garou donc je croyais que tu allais developper cela ... donc cela ne repondait pas à mon attente, forcément puisque les tomes 5 et 6 n'existaient pas encore .... c'est tout!

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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Sam 30 Déc 2006, 23:08

OK..
le coup de JO c'est juste pour dater l'histoire... mais il est vrai que j'ai suprimé quelques bouts de phrases lors de la publication sur ce site (sur les moldus)...
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Re: bafouille à moi...

Message par L'errant le Dim 31 Déc 2006, 00:03

De ce que j'ai lu tu es assez intéressée par les loups-garous (ou lycans ?).
Par contre je n'ai pas compris la raison exacte pour laquelle on t'avais importuné au sujet de ton texte.

Quoi qu'il en soit j'aime l'ambiance de ton histoire et j'attends la suite avec impatience...
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Re: bafouille à moi...

Message par RodWolf le Dim 31 Déc 2006, 00:16

J'avoue avoir franchement bien accroché,l'ambiance est vraiment excellente !
La seule chose c'est que... j'aime pas Harry Potter, donc je trouve ça dommage d'avoir integré des ellements d' Harry Potter :no
Mais c'est un avis personnel et j'attends la suiteuh !!!
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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Dim 31 Déc 2006, 01:26

Ce texte est à l'origine une Potterfiction, c'est à dire une fanfic sur Harry Potter, c'est à dire que c'est un texte de fan sur Harry Potter, enfin plus préciément sur Remus..
Voilà l'origine des critiques...

Rodwolf> désolé si tu n'aime pas HP, chacun ses goûts, mais en fait en dehors de Remus, et des tableaux magiques de la deuxième partie, ça n'a pas grand chose à voir avec HP...

L'errant> On ne m'a pas importuné sur ce texte (je me suis certes un peu énervé dans l'annexe 1, mais ce n'est pas publié ici).. Où alors on n'a pas le même sense du terme... on ne m'a jamais importuné que pour un seul de mes textes : Honnête Iago (encore une Potterfic), j'ai eu des insultes, des menaces... mais il faut dire que c'est un texte particulier à ne pas mettre entre les mains d'âme sensible hé hé hé... (pour comprendre, c'est toujours publié sur ff.net, cf. mon profil)
...

Bon, ben c'est pas tout ça, mais j'ai une deuxième partie à publier ici.
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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Dim 31 Déc 2006, 01:29

~La nuit du Lycanthrope~

Partie 2: La douleur d’une mère.


Tout était devenu confus, Remus était incapable de dire ce qui lui arrivait. Autour de lui le monde s’était soudain mis à s’agiter sans qu’il puisse comprendre ce qui se passait. Les lumières, les formes, les images, les sons de mêlaient dans sa tête. Il ne savait plus où il était. Il ne savait plus ce qu’il y faisait… ne savait plus ce qui c’était passer.
Incapable de réagire, incapable de bouger Remus sentit qu’on le soulevait, qu’on le déplaçait. Cela lui tira une douleur si violente qu’il cria de toutes ses forces. Mais cela ne servit à rien, les ombres qui étaient autour de lui continuaient à le toucher, à lui faire mal… de plus en plus mal… c’était insupportable.

Arrêtez…

Pitié…

STOP !

Une colère venut du fin fond de lui le secoua. Pourquoi lui faisait ton mal ? Pourquoi ? Qu’avait-il fait ? Mut par une rage qui lui était inconnue, avec une fièvre démente qui lui brûlait les yeux, il se débattit convulsivement malgré la douleur provoquée par chaque mouvement.

Lâchez-moi… LÂCHEZ-MOI !

Mais on ne le lâcha pas. Bien au contraire, on le serrait de plus en plus fort. On lui faisait de plus en plus mal. Il donna un violent coup dans l’air. Cela lui provoqua une douleur tel qu’une sueur glacée lui courut sur la peau. Un voile noir vint lui obscurcir les yeux. Son sang sembla refluer dans ses veines avant de les quitter. Remus eut l’impression de tomber dans un gouffre sans fond où il n’y avait que lui, la douleur et la nuit.



Alors commença le cauchemar.



Le noir… l’obscurité… la nuit infinie… le vide autour de lui. Ce vide béant qui l’aspirait et dans lequel il tombait inlassablement. Pourtant dans ce monde opaque, il n’était pas seul. Il y avait cette souffrance lancinante qui le traversait de part en part. Omniprésente… Implacable.

Remus n’osait pas bouger. Il avait si peur…Il était si seul… Il avait si mal…

Parfois le monde semblait s’éclaircir, noyer dans un brouillard lumineux où dansait autour de lui des ombres sinistres. Ces silhouettes venaient le tourmenter, le faisant souffrir encore d’avantage. A ces moments, là c’était comme s’il avait pris feu, sa peau le brûlait d’une manière intolérable. Il avait aussi l’impression d’être frapper de tous les côtés.

Il sentait alors une fureur presque animale monter en lui. Il se débattait, se défendait contre les ombres qui l’assaillaient. Voulant leur faire aussi mal qu’elles lui faisant mal. C’est avec horreur qu’il sentait qu’il ne pouvait ni bouger les pieds ni les mains, comme s’il était attaché. Alors tel un forcené il se débattait contre ses liens qui le tenait prisonnier, jusqu'à en avoir l’impression que ses articulations se brisaient.

La nuit revenait alors. La nuit, le vide, la solitude, la peur et la douleur lancinante qui ne lui laissait aucun repos.

Alternant phase de terreur et phase de torture, le cauchemar se prolongeait jusqu'à ce que Remus en oublit même que le monde n’avait pas toujours été comme cela… oubliant tout… oubliant même qui il était.



Et puis sans qu’il en comprenne la raison, il sentit une douce chaleur envahir l’obscurité, où il était. Remus fut surpris. Il avait oublié cette sensation. La chaleur était rassurante. Elle l’enveloppa comme un cocon. Une carapace qui le protégeait de la douleur. La souffrance s’atténua peu à peu. Alors une autre chose apparut dans le vide.

Le bruit.

C’est à ce moment qu’il se rendit compte que cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas perçus le moindre bruit. Il écouta.

Il s’agissait de murmure lointain, des voix qui semblaient tourner autour de lui. Il ne comprenait pas ce qui se disait. Il se concentra sur ces voix. Il parvint à percevoir quelques bribes de ce qu’elles disaient.

…libérez… détachez ses… la crise… finie… se réveiller…

Ces voix n’évoquaient rien pour Remus et il ne comprenait pas ce que voulait dire leurs paroles mais elles étaient rassurantes, il n’était plus seul.

Un parfum à base de cannelle attira l’attention de Remus. Il connaissait cette odeur. Cela venait de loin… de très loin.

Le voile de la nuit où se trouvait Remus se déchira brutalement, le libérant enfin du cauchemar où son esprit avait erré pendant si longtemps.

Il était allongé quelque part… C’était confortable. Il faisait chaud. Il était fatigué, très fatigué. Au prix d’un suprême effort, il parvint à ouvrir les yeux.

Une vive clarté lui piqua les yeux.

Devant ses yeux, il vit un visage se pencher sur lui. Il le reconnut.

« Maman. » Murmura-t-il faiblement.

Le visage de Mme Lupin était terriblement pâle. De large cerne d’inquiétude lui bistraient les yeux. Elle semblait avoir brutalement vieilli de dix ans. Elle avait l’air d’hésité à éclater de joie ou à fondre en larme.

Un pâle sourire se dessina sur le visage de la mère de Remus. Ses lèvres tremblèrent.

« Remus… » murmura-t-elle fébrilement. « Ho, Remus… »

Elle caressa doucement le front de son fils. Ses yeux brillaient d’une lueur infiniment triste.

« C’est fini… » dit-elle d’une voix tremblante.

Remus cligna des yeux. Ses paupières étaient terriblement lourdes. Il avait tellement fatigué.

« Maman » Parvint-il à dire péniblement dans un souffle. « … Maman… je…j’ai… sommeille… »

Incapable de résister plus longtemps, il ferma les yeux. Il s’endormit d’un sommeil de plomb sans rêve, enveloppé par l’odeur rassurante du parfum à la cannelle de sa mère. Au loin, la voix de celle-ci lui disait que c’était fini, que tout allait bien…
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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Dim 31 Déc 2006, 01:30

Remus se réveilla longtemps plus tard. Il n’avait pas la moindre idée d’où il se trouvait, ni ce qu’il y faisait, quand il ouvrit les yeux mais il y avait dans l’air une légère odeur de cannelle. Au-dessus de lui, il y avait un grand ciel bleu turquoise avec un étrange soleil jaune et orange. Remus fronça les sourcils en regardant cet étrange soleil puis il comprit qu’il ne s’agissait du soleil mais d’un soleil qui avait été peint sur une surface bleu. En fait il s’agissait d’un plafond peint pour représenter le ciel.

Engourdi par le sommeil, Remus, allonger dans un lit confortable, contempla le plafond tout un moment. Un petit nuage blanc traversa l’étendu bleu. Il s’agissait d’un petit nuage de dessin animé avec des joues toutes rondes, des yeux et un large sourire. Remus ne fut pas trop surpris par ce passage, il connaissait les peintures sorcières et savait que celles-ci bougeaient comme bon leur semblait. Il en avait déjà vu plusieurs fois.

Parfaitement réveillé à présent, Remus voulut se redresser. Des oreillers ensorcelés se placèrent illico dans son dos. Une forte douleur à l’épaule et dans la poitrine lui arracha une grimace. Pris de vertige, il se laissa tomber sur les oreillers.

Les murs de la pièce dans laquelle il était étaient entièrement recouverts par une grande fresque représentant un paysage des Mille-et-Une-Nuits. Sur le mur devant lui, il y avait un paysage d’oasis. Sur le mur à sa droite il y avait un paysage de dune et de montagne écrasées de chaleur. Sur le mur de gauche il y avait un palais représenté sans facade, comme une maison de poupée, et laissait voir toutes les pièces qui étaient à l’intérieur.

il n’y avait personne dans la chambre en dehors de lui et de la fresque. Il n’y avait que la trace du parfum de Mme Lupin qui flottait encore dans l’air.

« Bonjour ! » Lança une petite voix perçante comme celle d’une petite fille.

Remus chercha de tous les côté la personne qui venait de parler.

« Je suis là » Reprit gaiement la voix. « Sur le mur, dans le jardin du palais ! »

Remus tourna la tête vers la fresque à sa gauche, il scruta le dessin à la recherche du fameux jardin. En fait, c’est un mouvement qui lui attira le regard et lui permit de trouver où était le fameux jardin. Il y avait là, peint sur le mur, une petite bonne-femme d’à peine 7 pouces de haut qui lui faisait de grands signes avec les bras.

Remus la contempla tout un moment et elle se laissa contempler patiemment.

Il s’agissait d’un dessin d’une femme orientale tout en courbe. Elle n’avait ni l’air d’être une adulte ni l’air d’être une enfant. Elle ressemblait au personnage que l’on trouvent souvent dessiné dans les livres pour enfants. Elle ressemblait à une jolie poupée. Elle avait le teint ivoire avec des reflets de perle. Son visage, légèrement plus grand qu’il ne devrait être pour une adulte, était d’un ovale parfait. Il y brillait deux immenses yeux noisette soulignés d’épais traits de khôl noir. Sa bouche était en forme de cœur brun rouge. Son visage était encadré par d’épais cheveux noirs aux reflets fauve. Elle portait une tenue orientale faite de foulards de tulle rose, d’un pantalon bouffant en satin blanc resserré aux chevilles, et de minuscules babouches dorées. Ses bras étaient couverts de bijoux scintillants et de larges anneaux d’or pendaient à ses oreilles.

Pour que Remus puisse admirer au mieux toute se beauté, Elle tournoya sur elle-même en riant.

« Je m’appelle Ouarda ! » Se présenta-t-elle quand elle jugea que Remus l’avait assez admirée. « Cela signifie Fleur dans ta langue. »

Elle eut un large sourire. Remus, perplexe devant cette petite femme, se demanda s’il fallait qu’il se présente à son tour. Elle ne lui en laissa pas le temps.

« Ta maman m’a chargée de te dire qu’elle revenait tout de suite ! »

Un oiseau qui ressemblait à un corbeau écrasé traversa le ciel en faisant croa, croa…

Ouarda leva le nez vers le plafond.

- Il ne sait désespérément pas dessiner les oiseaux… Soupira-t-elle.

- Qui ça, il ? Demanda Remus piqué dans sa curiosité.

- Ben le peintre, mon papa à moi. C’est un type super. Il est très gentil. Il a beaucoup de talent tu sais. Il dessine plein de livres et invente plein d’histoires. Il vient souvent ici. Il est le type le plus génial que je connaisse. C’est lui qui nous à tous créé.

- Tous ?

Ouarda sembla seulement à ce moment là remarquer qu’elle était seule dans la fresque. Elle traversa le jardin, entra dans le palais et grimpa en haut de la plus haute tour du palais. Il y avait là un immense gong. Elle le frappa un grand coup avec son pied droit.

Le bruit résonna pendant quelques secondes dans la chambre. Alors la fresque sembla frémir. De nombreux personnages apparurent,, tous digne des meilleurs contes des Milles-et-Une-Nuits. Un caravansérail apparut dans le désert. Des nomades, des bédouins, des chèvres, des dromadaires et des enfants prirent possession de l’oasis Le palais s’anima de plusieurs dizaines de personnages semblables à Ouarda mais tous différents.

« Désolé. » Reprit la petite voix aiguë de la petite femme. « Ils sont un peu paresseux alors quand ils n’ont pas d’histoire à raconter ils se cachent pour aller faire la sieste à l’ombre. » Dit-elle sur un ton contrit.

- Raconter des histoires ? S’étonna Remus.

- Oui, ici c’est la chambre des enfants… On leur raconte des histoires, on leur tient compagnie quand ils…

Ouarda hésita.

-… quand ils viennent dormir ici.

Cette hésitation rappela à Remus qu’il n’avait pas la moindre idée de où il se trouvait, ni de comment, ni de pourquoi, il y était.

- Ici ? Où on est ici. Pourquoi j’y suis ?

Ouarda perdit son éclat de perle. Elle semblait gêné par la question.

- Ta maman t’expliquera quand elle reviendra. Dit-elle avec prudence.

Remus n’aimait pas du tout qu’on lui cache des choses comme ça, cela l’inquiétait. Il voulut se placer un peu mieux sur ses oreillers pour être plus à l’aise pour parler avec la petite femme de la fresque. Il voulut s’appuyer sur l’une de ses mains en faisant attention à ne pas bouger son épaule endolorie. Une vive douleur au poignet et à l’avant-bras le surprit. Il remarqua alors un fin bandage qui lui recouvrait le bras des doigts jusqu’aux coude.

Un coup d’œil lui apprit que c’était ses deux bras qui étaient ainsi bandés.

Il jeta regard interrogateur à Ouarda en quête d’une réponse. Elle baissa les yeux et regarda la pointe de ses babouches.

Comme il avait besoin de réponse, il examina les bandages. Il en trouva l’extrémité et la décrocha. Il commença à dérouler la bande de lin blanc.

« NON ! » Cria Ouarda horrifiée.

Remus se tourna vers elle. Elle était prise au piège entre lui répondre ou le laisser défaire le bandage.

« C’est… » Bégaya-t-elle torturée. « C’est les sangles… Elles t’ont … coupé la peau. »

Remus regarda Ouarda sans comprendre. Elle regardait un point sur le sol, elle avait perdu son teint d’ivoirine. Elle était pâle.

« Ils t’ont attaché ! » Lança une voix éraillée venant de l’oasis. Il s’agissait d’un vieillard à l’allure de cafard. « Tu criais… Tu attaquais les gens… Comme un animal ! »

Ouarda cria quelque chose dans une langue de Remus ne comprenait pas. L’homme cafard lui répondit, elle cria de plus belle. Deux personnages voilés s’approchèrent de l’homme cafard et le traînèrent hors de vu et d’ouïe. Mais le mal était fait, un grand froid venait d’envahir le cœur de Remus. L’ombre du cauchemar venait de lui retomber dessus. Et si cela n’avait pas été un cauchemar mais la réalité.

Perdu, affolé, Remus scruta la fresque à la recherche d’une réponse. Ce n’était pas possible, il ne comprenait pas.

Une étrange torpeur envahit la fresque, tous les personnages semblait le regarder avec inquiétude.

Ouarda se ressaisit. Elle s’agita en haut de la tour. Elle reprit son teint d’ivoire et ses reflets de perles.

« Dis-moi, ça te dirait une belle histoire ? » Demanda-t-elle d’une voix enjouée qui sonnait un peu faux.

Remus ne répondit pas. Il n’avait pas envie d’histoire, il voulait savoir, il voulait qu’on lui explique pourquoi il était là, pourquoi il avait été attaché, pourquoi il avait mal à l’épaule.

Ouarda fit comme s’il avait dit oui.

« Alors qu’est ce qu’on va te raconter… » Elle posa sa main sur sa joue en signe de réflexion intense.

Une fente de lumière se découpa dans la fresque de l’oasis. Il s’agissait d’une porte qui avait été soigneusement dissimulée dans la peinture.

« Je sais ! » S’écria Ouarda. « Nous allons te raconter l’histoire de la… »

« Non Ouarda ! » La coupa une voix de femme. « Ce n’est pas l’heure des histoires »

Une femme qui semblait usée par le chagrin et avoir vieilli plus vite que la normal était entrée dans la chambre en laissant la porte entrouverte derrière elle.

« Madame ! » S’écria joyeusement la petite femme de la fresque en se tournant. « Madame ! Qu’est ce que je suis contente de vous voir ! Je me demandais quand est ce que vous viendriez. »

Remus regardait la femme avec intérêt en se demandant qui cela pouvait bien être. En tous cas, Ouarda en avait oublié la présence de Remus.

« Madame ! » Reprit Ouarda d’une voix enjouée. « Regardez les beaux vêtements qu’il m’a peints, il y a trois jours… et puis il m’a fait plein de bijoux cette fois. »

Elle virevoltait pour faire voler ses foulards et faire tinter ses bijoux.

La femme qui était entrée eut un petit sourire triste. Ouarda n’y prêta absolument pas attention.

« Il m’a promis une couronne, vous savez… une couronne avec des diamants énormes... »

Ouarda était excitée comme une puce.

« Mais il n’a pas eu le temps de la peindre. » Soupira-t-elle. « Il m’a dis qu’il reviendrait aussi vite qu’il pourrait… ça fait trois jours, la pleine lune est finie maintenant, alors il devrait passer aujourd’hui, n’est ce pas ? » Demanda-t-elle avec espoir à la femme.

La femme ferma les yeux en tremblant légèrement. Elle les réouvrit et regarda Ouarda.

« Non, il ne viendra pas aujourd’hui. » Répondit-elle tristement.

« Demain, alors ? » S’obstina la petite femme de la fresque.

« Il ne passera pas demain non plus. » Répondit la femme en baissant les yeux. Ses lèvres tremblaient.

Ouarda comprit ce que le femme ne voulait pas lui dire en face.

« C’est… c’est fini ? » Demanda-t-elle d’une voix brisée.

La femme ne répondit pas. Un vent glacial sembla parcourir la fresque. Ouarda, sous le choc, se laissa tomber sur le sol. Elle se recroquevilla sur elle-même. Le visage dans les mains. Ses épaules furent secouées par des sanglots.

Tous les personnages de la fresque semblaient tout à coup accablés par une peine indicible.
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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Dim 31 Déc 2006, 01:32

Le femme se détourna des dessins. Son visage avait l’air triste et fatigué. Elle s’approcha de Remus. Ce dernier avait assisté à toute la scène sans vraiment la comprendre.

Un sourire doux se dessina sur le visage de la femme.

« Tu dois être Remus. »

Remus approuva d’un signe de tête.

Elle s’approcha un peu plus et s’assit sur le rebord du lit.

- Comment te sens-tu ?

- Où on est ? Demanda Remus sans répondre à la question de la femme

- A l’institut de Wolfwood.

- Wolfwood, comme la forêt ?

- Oui ! On est au beau milieu de la forêt. Ici c’est la chambre des enfants. C’est mon fils qui l’a décorée. Tu en pense quoi ?

Remus balaya la fresque du regard. Le spectacle des personnages tristes n’était pas très gaie.

- … Il a passé beaucoup de temps à dessiner tout ça, tu sais… Reprit la femme. Il passe…

Elle bégaya.

-..passait beaucoup de temps ici, il ai… aimait beaucoup cette pièce. Son chef d’œuvre qu’il disait Il a beaucoup de talent. C’est un vrai génie.

La femme regardait la fresque avec une petite lueur de fierté dans les yeux.

- Est ce que je le verrais ? Demanda timidement Remus.

La femme se tourna vers lui. Son visage était inexpressif. Une étrange lueur brillait dans ses yeux. Elle tendit la main vers Remus et lui effleura l’épaule blessée.

- Tu l’as déjà rencontré…

Elle appuya cruellement sur la blessure. Remus se secoua pour se libérer de l’étreinte douloureuse. A ce moment là, des images lui revinrent dans la tête. La forêt… le feu de camp…

Il leva des yeux apeurés et interrogateurs vers cette femme.

- Excuse-moi. Se désola-t-elle. Je ne voulais pas te faire mal.

En parlant, elle avait tendu les mains vers un meuble qui se trouvait à côté du lit, meuble que Remus n’avait pas remarqué. Il y avait là une carafe d’eau et un verre. Remus suivit du regard le geste de le femme. Il fit alors attention qu’elle tenait une petite fiole dans la main gauche. Elle l’ouvrit et versa quelques gouttes d’un liquide jaune d’or dans le verre. Elle versa de l’eau par-dessus. Elle tendit le verre à Remus.

« Bois ça, tu n’auras plus mal après. » Lui dit-elle doucement.

Perplexe, Remus prit le verre. Elle lui fit un sourire encourageant. Il le porta à ses lèvres. Le produit avait une odeur douce-amer écœurante. Il hésita et repoussa le verre.

La femme prit le verre. Elle posa une main sur la nuque de Remus et de l’autre posa le verre sur les lèvres du jeune garçon.

« Bois ! » Lui ordonna-t-elle.

Effrayé, Remus refusa.

Elle insista et voulut le forcer. Remus se débattit.

« Qui êtes vous ? » S’écria une voix en provenance de la porte. « Que faites-vous ? »

Surprise, la femme se tourna vers la personne qui venait de parler. Remus profita de cet instant d’inattention pour donné un coup qui fit tomber le verre. Le liquide se répandit sur le sol.

« Eloignez vous immédiatement de mon fils ! » S’écria la personne qui venait d’arriver d’un ton plus que menaçant.

La femme se leva d’un bond, apeurée, et s’éloigna brusquement sans pour autant quitter la pièce.

Mme lupin se précipita vers son fils pour voir si tout allait bien. Elle ramassa le verre et en sentit le contenu. L’odeur douce-amer lui tira une expression d’horreur… Avec une violence que Remus n’avait jamais vu chez sa mère, elle brandit sa baguette magique vers l’autre femme et la menaça.

- Qui êtes vous ? Cria Mme lupin en s’asseyant sur le bord du lit et prenant son fils entre ses bras comme pour le protéger.

- Je suis Edena Moonray… la mère de Cassius et Demry Moonray. Répondit froidement la femme.

La mère de Remus eut un geste de la tête signifiant son incompréhension.

- Vous auriez dût me laisser faire. Reprit la femme tout aussi froidement

Son visage était inexpressif.

- Vous laissez… QUOI ? S’écria Mme Lupin au comble de l’horreur.

- C’est un loup garou, quelle vie croyez-vous qu’il va avoir ?

Remus sursauta violemment. De nouvelles bribes de souvenir passèrent devant ses yeux… la forêt… la cloche…

- C’est un être humain ! Hurla Mme Lupin. C’est mon fils !

- Les miens aussi l’étaient. Répliqua Edena Moonray d’une voix atone.

- …

- J’ai vu mon fils aîné se faire attaquer par un loup à l’age de quinze ans… Je me suis battue pour lui, j’ai tout essayé. Et finalement nous sommes venus ici, à Wolfwood, dans cet institut … ce…cette prison pour personnes atteintes de lycanthropie.

Elle eut un petit rire inique et désabusé.

-… Je l’ai vu se transformer tous les mois… Je l’ai vu souffrir plus qu’une mère ne peut voir souffrir ses enfants. Je l’ai vu souffrir dans une totale impuissance, je l’ai vu se mutiler lui-même tellement il avait mal… et on ne pouvait rien faire à part l’enfermer et le voir se détruire sans espoir d’y faire quelque chose.

- Il y a toujours de l’espoir ! Cria Mme Lupin.

- Ha bon ?! Ironisa Edena Moonray. Moi aussi j’ai voulu y croire. Et puis un jour, pendant une transformation, Cassius a attaqué son petit frère.

A se souvenir, le visage de Mme Moonray se crispa de colère et de tristesse.

-… Demry avait six ans et Cassius l’adorait. On a sauvé Demry in-extremis mais Cassius s’est réveillé avec le souvenir de ce qu’il avait fait. C’était un garçon fragile, il ne se l’ai jamais pardonner… Il ne l’a pas supporté, il se dégoûtait tellement lui-même que quelques semaines plus tard… il… il…

Edena Moonray tremblait. La mère de Remus regardait avec une stupeur horrifiée cette femme.

- Cassius s’est donné la mort à cause de ce qu’il était. Cria Mme Moonray. Et aussi sûrement qu’elle m’a pris mon premier fils, la lycanthropie m’a pris le deuxième.

- Cela ne vous donne pas le droit de tuer mon fils ! Cria Mme Lupin en tenant toujours l’autre femme en joue. Comment pouvez vous lui interdire d’avoir un avenir !

- Vous ne savez rien… Votre fils ne s’est pas encore complètement transformé, ce qu’il a subit ses derniers jour n’est que la pâle copie que qu’il subira le mois prochain ! Cracha Edena Moonray. De plus ce n’est encore qu’un bébé, les sédatifs et les sangles permettent encore de le contrôler et d’atténuer sa souffrance. Mais que ferez vous quand il grandira ? Quand vous ne trouverez plus de sédatifs assez puissants et de sangles assez solides ? … Votre fils n’a aucun avenir ! Il aura beau être l’être plus merveilleux du monde 27 jours par mois, les gens ne verrons en lui que le monstre qu’il est pendant 3 jours. On le rejettera de partout, aucune école ne voudra de lui… et il finira ici, à Wolfwood, comme un pestiféré, jusqu’au jour où, comme Demry lors de la dernière pleine lune, il échappera à ses geôliers. On sonnera alors la cloche d’alerte du beffroi de Wolfwood pour alerter les gens aux alentours qu’un monstre sanguinaire se balade dans les bois et l’institut enverra ses aurors dans la forêt pour une chasse à l’homme qui ne peut se terminer que par la mise à mort du monstre On l’abattra comme un vulgaire animal. Sans le moindre sentiment. Même les plus grands criminels ont le droit à des procès, mais votre fils juste parce qu’il est un lycanthrope est déjà jugé et condamné à mort.

- Je ne vous permet pas de dire ça… Vous n’avez pas le droit.

- En laissant vivre votre fils, vous le condamnez à la souffrance éternelle.

- Taisez vous !

- J’ai aimé mes deux fils plus que tout au monde et je n’ai rien pu faire pour eux. Vous ne pourrez rien faire…

- Sortez d’ici !

- Rien !

- HORS DE MA VUE !



Edena Moonray se glissa silencieusement jusqu'à la porte et disparut.

Seule avec son fils. Mme lupin lâcha sa baguette. Elle passa ses bras autour des épaules de Remus Elle avait été durement ébranlée durant les dernières 48 heures mais jamais, JAMAIS, elle ne baisserait les bras. Elle se battrait encore et encore. Quoique dise cette femme, elle se battrait bec et ongle car même si 3 jour par mois Remus ne serait plus son fils, il le serait durant les 27 autres jours.

C’était tous ce qui comptait…

… la seule chose importante…


… la SEULE !






*

**

***

La nuit du Lycanthrope,

~ FIN~

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Re: bafouille à moi...

Message par reveanne le Dim 31 Déc 2006, 01:33

Voilà, c'est tout... pas taper, pas taper....
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